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Histoire
07 janvier 2026
Renforcement de l’entrepreneuriat des jeunes à Djibouti : formation et financement pour l’innovation
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Histoire
31 décembre 2025
Histoires en mouvement : huit récits qui inspirent l’espoir dans la mobilité humaine
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Histoire
20 novembre 2025
L’énergie solaire au cœur de la Vision Djibouti 2035 : retour sur le FNES 2025
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Les objectifs de développement durable à Djibouti
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU à Djibouti:
Histoire
23 octobre 2025
Djibouti célèbre les 80e anniversaire de l'entrée en vigueur de la Charte des Nations Unies
À l’occasion du 80e anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte des Nations Unies, une célébration s’est tenue le 23 octobre 2025 au Sheraton Djibouti Hotel, réunissant S.E.M. Abdoulkader Houssein Omar, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Jose Barahona, le Coordonnateur résident des Nations Unies, et l’Ambassadeur Guelleh Idriss Guelleh, Directeur des Relations Multilatérales du MAECI, ainsi que des représentants du Gouvernement, membres du corps diplomatique, et l’équipe pays des Nations Unies à Djibouti. La célébration a débuté par un court documentaire retraçant les 80 ans des Nations Unies ainsi que les grandes réalisations depuis 1945, suivie par la diffusion du message du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres à l’occasion de cette journée. Le public a ensuite écouté le message vidéo de S.E.M. Ismail Omar Guelleh, Président de la République de Djibouti, délivré à l’occasion du 80ème anniversaire historique de la signature de la Charte des Nations Unies. La séquence de vidéos s’est clôt avec un hommage mettant en lumière les femmes et les hommes, collaborateurs et partenaires des Nations Unies, qui contribuent chaque jour à la mission de l’ONU à Djibouti. Dans son allocution, le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, S.E.M. Abdoulkader Houssein Omar, a réaffirmé l'engagement de Djibouti au multilatéralisme et à la coopération internationale, insistant sur l’importance de l’ONU comme espace de dialogue et de consensus pour relever les défis mondiaux. M. Jose Barahona, Coordonnateur résident des Nations Unies à Djibouti, a quand à lui rappelé le rôle central de l’ONU dans la promotion de la paix, du développement et des droits humains, tout en soulignant l’engagement du système onusien aux côtés du Gouvernement pour atteindre les Objectifs de Développement Durable.Il a salué la collaboration étroite avec le Gouvernement de Djibouti ainsi que la relation de confiance avec les partenaires institutionnels, techniques et financiers. Enfin, M. Barahona a saisi l'opportunité de remercier l'engagement sans faille et le efforts acharnés des équipes des Nations Unies à Djibouti qui rendent possible toutes les réalisations célébrées en ce jour. La cérémonie s’est poursuivie par une exposition photographique intitulée « Construire notre avenir ensemble », qui raconte, à travers les images capturées par les Nations Unies, des histoires Djiboutiennes de courage, résilience, générosité et innovation.
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Histoire
21 octobre 2025
Réunion de consultation en préparation du Deuxième Sommet mondial pour le développement social
Une réunion de consultation s’est tenue ce lundi 20 octobre 2025 à l’Hôtel Kempinski, en préparation du Deuxième Sommet mondial pour le développement social qui se tiendra à Doha, au Qatar, du 4 au 6 novembre 2025.Présidée par Son Excellence Madame Ouloufa Ismail Abdo, Ministre des Affaires Sociales et des Solidarités, et Monsieur Jose Barahona, Coordonnateur Résident des Nations Unies à Djibouti, ainsi que le Directeur des Relations Multilatérales au MAECI Monsieur l’Ambassadeur Guelleh Idriss Guelleh, cette rencontre a rassemblé des représentants du gouvernement, du corps diplomatique, du secteur privé, de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des agences des Nations Unies présentes à Djibouti. Cette réunion de concertation a permis de discuter des progrès réalisés par Djibouti en matière de développement social, notamment dans les domaines de la réduction de la pauvreté, de la protection sociale, de la création d’emplois formels et du financement du développement. Elle a aussi permis d’identifier les défis persistants et de présenter les objectifs et les priorités qui guideront la participation de Djibouti au Sommet mondial. A cette occasion les participants ont suivi une présentation consacrée au sommet mondial de Doha et à la participation prévue de la République de Djibouti, animée par M. Jalal Abdel Latif, conseiller principal en politiques sociales auprès de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). La participation de la République de Djibouti à ce rendez-vous international s’inscrit dans le cadre de la Vision Djibouti 2035, qui place le développement humain et social au cœur des politiques nationales. Elle traduit la volonté du gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, Son Excellence Monsieur Ismaïl Omar Guelleh, de renforcer une croissance inclusive et équitable, au service du bien-être de tous les citoyens. Trente ans après le premier Sommet mondial pour le développement social de Copenhague, cette seconde édition vise à raviver l’engagement international en faveur de l’éradication de la pauvreté, de la promotion de l’emploi décent et de l’inclusion sociale, dans un contexte mondial marqué par des inégalités persistantes et des mutations économiques rapides.
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Histoire
31 décembre 2025
Histoires en mouvement : huit récits qui inspirent l’espoir dans la mobilité humaine
Leila, Hasna, Jamal et tant d’autres incarnent le mouvement et la mobilité à Djibouti. Certains ont migré par choix, d’autres ont été contraints de fuir. Tous sont pourtant des visages de résilience et de transformation.Les personnes en mouvement ont un potentiel infini pour enrichir les sociétés, celles qu’elles quittent comme celles qui les accueillent.À l’occasion de la Journée internationale des migrants, l’OIM est allée à la rencontre de huit personnes à Djibouti, dont les vies ont été façonnées par la mobilité, à travers le travail, l’artisanat, le climat, les conflits, l’éducation ou la survie.Leurs histoires relient la migration à la famille, à la créativité, à l’apprentissage ou au sport. Ensemble, elles nous montrent comment la mobilité humaine peut toutes et tous nous inspirer. Le BijoutierBamba est originaire du Sénégal. Il est arrivé à Djibouti il y a plus de dix ans, à la suite d’une opportunité professionnelle. Fils des « Gnegno », ou « Teg », une caste sénégalaise de bijoutiers traditionnels, il perpétue un art ancestral transmis de génération en génération.À Djibouti, Bamba a partagé son savoir-faire avec les communautés locales, créant un pont entre l’Afrique de l’Ouest et la Corne de l’Afrique à travers des bijoux en or et en argent. Son installation dans la région a été facilitée par la présence d’une communauté sénégalaise déjà bien établie.
« Nous préparons les repas ensemble », raconte-t-il. Avec sa communauté, il organise chaque année une campagne de don de sang en faveur des personnes vivant avec le diabète.« Un jour, je devrai rentrer chez moi. » La CommissaireHasna a passé plus de vingt ans en Europe. Formée en scénographie, elle a travaillé sur des expositions dans des musées à Bruxelles. « Ce qui m’a frappée en premier en Belgique, c’est la diversité », se souvient-elle. « Tant de langues parlées au même endroit, cela m’a émerveillée. »Lorsque la pandémie de COVID-19 a bouleversé le secteur culturel, elle a décidé de rentrer dans son pays d’origine. « Djibouti accueille de nombreux migrants », explique-t-elle. « Et les Djiboutiens eux-mêmes sont très mobiles. »De retour chez elle, Hasna a mis au service de Djibouti les compétences acquises à l’étranger. Elle occupe aujourd’hui le poste de directrice et supervise sept départements de l’Agence nationale pour la promotion de la culture, dont les Archives nationales.« Un pays sans mouvement humain est un pays pauvre », dit-elle. « Personne ne peut empêcher la migration humaine. En revanche, nous devons aussi cesser de croire que “l’ailleurs” est un Eldorado. Nous pouvons créer et transformer énormément là où nous sommes. » Le PeintrePour certains, l’art est un refuge. Mais parfois, il devient une menace.Ibrahim a commencé à peindre à l’âge de huit ans, deux ans après le décès de sa mère. En grandissant en Somalie, la vie était difficile.
« J’étais caricaturiste », explique-t-il. Son art est devenu son moyen de subsistance, puis une menace.« Des personnes ont commencé à me chercher pour me tuer. Elles me harcelaient. »Une nuit, un groupe d’hommes armés est venu chez lui. Ils l’ont agressé et menacé de mort s’il continuait. Il en est ressorti blessé.Après cela, Ibrahim et sa famille ont fui et trouvé refuge à Djibouti. Aujourd’hui, il continue de peindre, utilisant son art pour reconstruire sa vie et subvenir aux besoins de sa famille. La Nouvelle SédentaireSabira vit à Assourat, une petite communauté située près de Tadjourah, dans le nord de Djibouti. Elle vivait autrefois de son bétail, mais la sécheresse et la pénurie d’eau ont décimé ses animaux, la forçant à se rapprocher de la ville. De nouvelles maisons avaient été construites autour d’une école, offrant la promesse d’un avenir différent.« Là où je vivais avant, je souffrais de solitude. Mes enfants ne pouvaient pas aller à l’école et passaient leurs journées à garder les animaux », raconte-t-elle.Aujourd’hui, ses enfants ont accès à l’éducation et Sabira dispose d’un logement. Si leur vie a changé, elle continue de transmettre les traditions de son peuple nomade. Elle apprend à ses enfants la fabrication de perles et le tressage des feuilles de palmier pour créer la daboyta, afin que leurs traditions perdurent. Le ProtecteurLa vie de Jamal a basculé lorsqu’il a appris que son neveu de 16 ans avait quitté l’Éthiopie pour tenter de rejoindre la péninsule Arabique, et avait été capturé par des passeurs au Yémen. Après avoir payé une rançon et son neveu n'étant toujours pas libéré, Jamal a décidé de partir lui-même pour tenter de le sauver.Lorsqu’il a retrouvé son neveu, il a fait semblant de ne pas le reconnaître afin de ne pas éveiller les soupçons des trafiquants. Jamal a élaboré un plan pour libérer les captifs, mais celui-ci n’a que partiellement réussi.Son neveu a pu s’échapper, mais Jamal a été capturé et torturé. Les trafiquants lui ont enveloppé les pieds dans des sacs en plastique et les ont brûlés à plusieurs reprises.Jamal est finalement parvenu à revenir et a séjourné dans des centres de l’OIM. L’OIM l’a aidé à rentrer en Éthiopie, où son neveu et sa famille l’attendent.« Je veux que le monde sache que tout est possible », dit-il. « La vie est dure, mais même quand on n’a plus de pieds, on peut atteindre ce que l’on espère. » La Guetteuse de PluieNotre voyage se poursuit à Assamo, une zone montagneuse isolée près de la frontière éthiopienne, où vit Leila. Son peuple est composé de pasteurs nomades, qui dépendent de leurs animaux pour survivre.« Je suis heureuse de ma vie nomade », explique-t-elle.
« Rester au même endroit n’est pas une option pour nous. Nous nous déplaçons pour suivre la pluie, c’est notre mode de vie. »Mais les sécheresses prolongées bouleversent cette existence. « La sécheresse est dangereuse », explique Leila. « Elle assèche les points d’eau, tue le bétail et laisse les gens affamés. Nous n’avons pas besoin d’aide quand il pleut ; c’est pendant les sécheresses que l’assistance devient essentielle. »Alors que l’eau disparaît, certains partent vers la ville, tandis que d’autres choisissent de rester. Pour les femmes, la vie nomade comporte des risques supplémentaires. Leila a perdu cinq enfants — certains avant la naissance, d’autres peu après. Malgré tout, elle reste ancrée à sa terre, avec sa famille et ses troupeaux, se déplaçant au rythme de la pluie. L’Entraîneur de TennisMichael a quitté son pays lorsque la guerre a éclaté. Il était alors un jeune adulte. Depuis, il vit à Djibouti en tant que réfugié érythréen, et vit de sa passion de toujours : le tennis.Il a commencé à jouer enfant et a participé à des compétitions dans plusieurs pays africains. À Djibouti, il a obtenu son diplôme d’entraîneur et a commencé à former des enfants de tous âges, y compris les siens.« Le tennis, c’est toute ma vie », explique Michael. « À Djibouti, quand on parle de tennis, on mentionne toujours mon nom. »Michael enseigne à ses enfants la même discipline sur le court qu’à l’école. « Pour moi », dit-il, « le sport et l’éducation vont de pair. Les enfants ont besoin des deux. » L’EnseignantCe qui a d’abord lié Yves à Djibouti, c’est une relation académique. Enseignant à l’Université d’Antananarivo à Madagascar, il a formé de nombreux étudiants djiboutiens et tissé des liens étroits avec ceux qui étudiaient grâce à des bourses.Il a ensuite répondu à un appel du gouvernement djiboutien visant à renforcer la coopération universitaire, en faisant venir des enseignants malgaches à Djibouti.« J’ai activement participé à la création de la première et unique université de Djibouti », explique-t-il. « L’enseignement est une vocation. Aujourd’hui, j’enseigne aux côtés de certains de mes anciens étudiants, qui ont depuis obtenu leur doctorat. Cela me touche profondément. »En parallèle de son travail en mathématiques et en informatique, Yves est également vice-président de l’association Vivre plus fort, qui soutient les personnes en situation de handicap. Préserver l’humanité de la mobilitéTout au long du mois de décembre, l’OIM à Djibouti présente « My Great Story – Threads of Migration in Djibouti », une exposition photographique qui met en lumière certaines des grandes histoires qui composent la mobilité djiboutienne.Produite en collaboration avec le photographe et Ambassadeur de bonne volonté de l’OIM Paul Choy, ainsi qu’avec le HCR à Djibouti, l’exposition est accessible en ligne.À travers ces images et ces récits, nous voyons que lorsque la mobilité est protégée et bien gouvernée, elle peut devenir une source de force et d’espoir. À Djibouti, l’OIM œuvre pour protéger les personnes en mouvement, renforcer les communautés de la diaspora et les sociétés d’accueil, afin que la migration reste sûre, digne et porteuse de possibilités. Ecrit par : Mylaèle Negga | Chargée de communication, OIM Djibouti
« Nous préparons les repas ensemble », raconte-t-il. Avec sa communauté, il organise chaque année une campagne de don de sang en faveur des personnes vivant avec le diabète.« Un jour, je devrai rentrer chez moi. » La CommissaireHasna a passé plus de vingt ans en Europe. Formée en scénographie, elle a travaillé sur des expositions dans des musées à Bruxelles. « Ce qui m’a frappée en premier en Belgique, c’est la diversité », se souvient-elle. « Tant de langues parlées au même endroit, cela m’a émerveillée. »Lorsque la pandémie de COVID-19 a bouleversé le secteur culturel, elle a décidé de rentrer dans son pays d’origine. « Djibouti accueille de nombreux migrants », explique-t-elle. « Et les Djiboutiens eux-mêmes sont très mobiles. »De retour chez elle, Hasna a mis au service de Djibouti les compétences acquises à l’étranger. Elle occupe aujourd’hui le poste de directrice et supervise sept départements de l’Agence nationale pour la promotion de la culture, dont les Archives nationales.« Un pays sans mouvement humain est un pays pauvre », dit-elle. « Personne ne peut empêcher la migration humaine. En revanche, nous devons aussi cesser de croire que “l’ailleurs” est un Eldorado. Nous pouvons créer et transformer énormément là où nous sommes. » Le PeintrePour certains, l’art est un refuge. Mais parfois, il devient une menace.Ibrahim a commencé à peindre à l’âge de huit ans, deux ans après le décès de sa mère. En grandissant en Somalie, la vie était difficile.
« J’étais caricaturiste », explique-t-il. Son art est devenu son moyen de subsistance, puis une menace.« Des personnes ont commencé à me chercher pour me tuer. Elles me harcelaient. »Une nuit, un groupe d’hommes armés est venu chez lui. Ils l’ont agressé et menacé de mort s’il continuait. Il en est ressorti blessé.Après cela, Ibrahim et sa famille ont fui et trouvé refuge à Djibouti. Aujourd’hui, il continue de peindre, utilisant son art pour reconstruire sa vie et subvenir aux besoins de sa famille. La Nouvelle SédentaireSabira vit à Assourat, une petite communauté située près de Tadjourah, dans le nord de Djibouti. Elle vivait autrefois de son bétail, mais la sécheresse et la pénurie d’eau ont décimé ses animaux, la forçant à se rapprocher de la ville. De nouvelles maisons avaient été construites autour d’une école, offrant la promesse d’un avenir différent.« Là où je vivais avant, je souffrais de solitude. Mes enfants ne pouvaient pas aller à l’école et passaient leurs journées à garder les animaux », raconte-t-elle.Aujourd’hui, ses enfants ont accès à l’éducation et Sabira dispose d’un logement. Si leur vie a changé, elle continue de transmettre les traditions de son peuple nomade. Elle apprend à ses enfants la fabrication de perles et le tressage des feuilles de palmier pour créer la daboyta, afin que leurs traditions perdurent. Le ProtecteurLa vie de Jamal a basculé lorsqu’il a appris que son neveu de 16 ans avait quitté l’Éthiopie pour tenter de rejoindre la péninsule Arabique, et avait été capturé par des passeurs au Yémen. Après avoir payé une rançon et son neveu n'étant toujours pas libéré, Jamal a décidé de partir lui-même pour tenter de le sauver.Lorsqu’il a retrouvé son neveu, il a fait semblant de ne pas le reconnaître afin de ne pas éveiller les soupçons des trafiquants. Jamal a élaboré un plan pour libérer les captifs, mais celui-ci n’a que partiellement réussi.Son neveu a pu s’échapper, mais Jamal a été capturé et torturé. Les trafiquants lui ont enveloppé les pieds dans des sacs en plastique et les ont brûlés à plusieurs reprises.Jamal est finalement parvenu à revenir et a séjourné dans des centres de l’OIM. L’OIM l’a aidé à rentrer en Éthiopie, où son neveu et sa famille l’attendent.« Je veux que le monde sache que tout est possible », dit-il. « La vie est dure, mais même quand on n’a plus de pieds, on peut atteindre ce que l’on espère. » La Guetteuse de PluieNotre voyage se poursuit à Assamo, une zone montagneuse isolée près de la frontière éthiopienne, où vit Leila. Son peuple est composé de pasteurs nomades, qui dépendent de leurs animaux pour survivre.« Je suis heureuse de ma vie nomade », explique-t-elle.
« Rester au même endroit n’est pas une option pour nous. Nous nous déplaçons pour suivre la pluie, c’est notre mode de vie. »Mais les sécheresses prolongées bouleversent cette existence. « La sécheresse est dangereuse », explique Leila. « Elle assèche les points d’eau, tue le bétail et laisse les gens affamés. Nous n’avons pas besoin d’aide quand il pleut ; c’est pendant les sécheresses que l’assistance devient essentielle. »Alors que l’eau disparaît, certains partent vers la ville, tandis que d’autres choisissent de rester. Pour les femmes, la vie nomade comporte des risques supplémentaires. Leila a perdu cinq enfants — certains avant la naissance, d’autres peu après. Malgré tout, elle reste ancrée à sa terre, avec sa famille et ses troupeaux, se déplaçant au rythme de la pluie. L’Entraîneur de TennisMichael a quitté son pays lorsque la guerre a éclaté. Il était alors un jeune adulte. Depuis, il vit à Djibouti en tant que réfugié érythréen, et vit de sa passion de toujours : le tennis.Il a commencé à jouer enfant et a participé à des compétitions dans plusieurs pays africains. À Djibouti, il a obtenu son diplôme d’entraîneur et a commencé à former des enfants de tous âges, y compris les siens.« Le tennis, c’est toute ma vie », explique Michael. « À Djibouti, quand on parle de tennis, on mentionne toujours mon nom. »Michael enseigne à ses enfants la même discipline sur le court qu’à l’école. « Pour moi », dit-il, « le sport et l’éducation vont de pair. Les enfants ont besoin des deux. » L’EnseignantCe qui a d’abord lié Yves à Djibouti, c’est une relation académique. Enseignant à l’Université d’Antananarivo à Madagascar, il a formé de nombreux étudiants djiboutiens et tissé des liens étroits avec ceux qui étudiaient grâce à des bourses.Il a ensuite répondu à un appel du gouvernement djiboutien visant à renforcer la coopération universitaire, en faisant venir des enseignants malgaches à Djibouti.« J’ai activement participé à la création de la première et unique université de Djibouti », explique-t-il. « L’enseignement est une vocation. Aujourd’hui, j’enseigne aux côtés de certains de mes anciens étudiants, qui ont depuis obtenu leur doctorat. Cela me touche profondément. »En parallèle de son travail en mathématiques et en informatique, Yves est également vice-président de l’association Vivre plus fort, qui soutient les personnes en situation de handicap. Préserver l’humanité de la mobilitéTout au long du mois de décembre, l’OIM à Djibouti présente « My Great Story – Threads of Migration in Djibouti », une exposition photographique qui met en lumière certaines des grandes histoires qui composent la mobilité djiboutienne.Produite en collaboration avec le photographe et Ambassadeur de bonne volonté de l’OIM Paul Choy, ainsi qu’avec le HCR à Djibouti, l’exposition est accessible en ligne.À travers ces images et ces récits, nous voyons que lorsque la mobilité est protégée et bien gouvernée, elle peut devenir une source de force et d’espoir. À Djibouti, l’OIM œuvre pour protéger les personnes en mouvement, renforcer les communautés de la diaspora et les sociétés d’accueil, afin que la migration reste sûre, digne et porteuse de possibilités. Ecrit par : Mylaèle Negga | Chargée de communication, OIM Djibouti
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Histoire
29 octobre 2025
Djibouti renforce ses capacités nationales en matière de normalisation et de qualité dans le domaine du solaire
Du 28 septembre au 2 octobre 2025, Djibouti a accueilli une formation consacrée aux normes de qualité applicables à l’électrification hors réseau et à l’autoconsommation, organisée avec l’appui technique du PNUD et du PNUE, dans le cadre d’un projet financé par le Joint SDG Fund. Cette initiative ambitieuse vise à renforcer les capacités nationales pour l’application de standards de qualité rigoureux dans les projets solaires. Au-delà de la formation, ce programme s’inscrit dans un processus d’analyse approfondie du système national de normalisation à Djibouti, en vue de proposer un appui stratégique durable pour la mise en place d’un cadre de certification et de contrôle de la qualité, aligné sur les meilleures pratiques internationales.Placée sous le leadership du ministère de l’Énergie chargé des Ressources Naturelles (MERN), et en étroite collaboration avec l’Agence Djiboutienne de Normalisation (ADN), les sessions ont réuni les membres du comité technique chargé des normes et de la qualité.Les autorités djiboutiennes l’ont rappelé avec force lors de la cérémonie d’ouverture de la formation : « sans normalisation, il est impossible d’atteindre le développement que nous ne visons ni de garantir la réalisation des objectifs énergétiques fixés par le pays ». La formation vient ainsi consolider cette dynamique nationale, en dotant les acteurs locaux de compétences techniques et pratiques pour assurer la fiabilité, l’efficacité et la durabilité des installations solaires déployées sur l’ensemble du territoire. Pendant cinq jours, les participants ont alterné exposés, études de cas et ateliers pratiques portant sur les normes techniques, les protocoles de contrôle et les référentiels de qualité applicables aux installations solaires. Les modules ont couvert les normes de performance et de durabilité des équipements solaires panneaux photovoltaïques, batteries, onduleurs, lampes et autres composants en conformité avec les standards internationaux tels que les normes IEC et ISO.Les sessions ont également abordé la conception et la sécurité des mini-réseaux, le dimensionnement optimal des systèmes, la stabilité de la tension et le respect des normes électriques pour garantir un service fiable et sûr. Un module spécifique a été consacré aux procédures d’assurance qualité et de contrôle, incluant la conception de guides techniques, de check-lists d’inspection et de protocoles d’audit, afin de sécuriser les achats d’équipements, planifier les tests en laboratoire et identifier les produits non certifiés. Les experts formateurs ont insisté sur la nécessité de privilégier du matériel certifié et de lutter contre la prolifération d’équipements de qualité douteuse, souvent sources de défaillances prématurées et de pertes économiques. Encore jeune, l’Agence Djiboutienne de Normalisation (ADN) joue un rôle central dans cette démarche de structuration du secteur. En harmonisant les référentiels nationaux avec les standards internationaux, elle se positionne comme garante de la qualité, de la sécurité et de la fiabilité des biens et services, tout en assurant la protection des consommateurs et la crédibilité du marché local.Les acteurs du comité technique sur les normes et la qualité occupent une place déterminante dans la promotion d’une culture de la qualité robuste et pérenne, au service du développement du secteur solaire à Djibouti. En outre, la mise en place d’un cadre normatif clair et cohérent contribue à renforcer la confiance des bailleurs de fonds et des investisseurs privés, en réduisant les risques techniques et en améliorant la viabilité financière des projets solaires. À l’issue de la formation, les participants se sont dit déterminés à appliquer les connaissances acquises et à poursuivre le travail collectif au sein du comité technique. Les certificats remis symbolisent la naissance d’un noyau d’expertise locale renforcée, sur lequel Djibouti pourra s’appuyer pour déployer ses futurs projets solaires hors réseau.Cette formation marque une étape décisive, elle illustre la volonté conjointe du Gouvernement de Djibouti et de ses partenaires techniques d’allier expansion de l’accès à l’énergie et exigence de qualité, deux conditions indispensables pour réussir la transition énergétique du pays.
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Histoire
08 novembre 2025
L'OIM appelle la communauté internationale à plus de soutien et de coopération à Djibouti
Lors d'une récente visite à Djibouti, la directrice générale adjointe chargée des opérations de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), Ugochi Daniels, a exhorté la communauté internationale à accroître ses investissements pour une gestion globale des migrations qui allie aide humanitaire et développement à long terme. Stratégiquement situé au carrefour des routes migratoires de la Corne de l'Afrique, Djibouti joue un rôle essentiel dans la stabilité et la mobilité de la région. Au cours de sa visite, la Directrice générale adjointe Ugochi Daniels a pu constater les difficultés rencontrées par les migrants qui empruntent la route de l’est, notamment à la frontière, ainsi que les efforts mis en œuvre par le gouvernement djiboutien pour aider à la fois les migrants et les communautés d'accueil, malgré des ressources limitées. Chaque année, un grand nombre de migrants - équivalant à plus d'un tiers de la population du pays - traverse le territoire le long de la route de l’est, l'un des couloirs migratoires les plus fréquentés et les plus meurtriers au monde. « Djibouti est à la fois un pays d'origine, de transit et de destination pour des milliers de personnes qui entreprennent des voyages périlleux », a déclaré Mme Daniels. « L'ampleur et la complexité de ces mouvements sont immenses. Ce pays accueillant, comptant un million d'habitants seulement, doit faire face à des flux qui ont augmenté de 56 % entre 2023 et 2024. Le moment est venu pour la communauté internationale de se rassembler dans un esprit de solidarité et d'investir dans des solutions communes qui renforcent la résilience, donnent des opportunités et soutiennent les efforts de Djibouti dans la gestion de ces flux ». Si le pays continue à faire face à la migration irrégulière, notamment à des décès tragiques dans les conditions difficiles du désert, il démontre également comment des actions humaines et innovantes peuvent transformer la mobilité en une source de résilience et de croissance. Au cours de sa visite, la Directrice générale adjointe a rencontré S.E. Abdoulkader Kamil Mohamed, Premier ministre de la République de Djibouti, ainsi que des hauts fonctionnaires, des communautés locales et des équipes de l'OIM qui mettent en œuvre des programmes visant à établir un lien entre l'action humanitaire et le développement durable. À Douda, des femmes incarnent la résilience grâce à des projets agricoles qui contribuent à réduire les pressions à l'origine des déplacements tout en améliorant la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance. À Ali Sabieh, une initiative pionnière en matière de gestion des déchets transforme un problème environnemental en opportunité de changement et améliore les conditions de travail et le bien-être de la communauté. Au lac Assal et à Galileh, les équipes qui travaillent sur la Matrice de suivi des déplacements de l'OIM continuent de collecter des données essentielles en temps réel sur les mouvements de population afin de garantir que les interventions humanitaires restent rapides et ciblées. Des équipes mobiles sont également présentes sur le terrain chaque jour, fournissant des services essentiels aux migrants, souvent sous une chaleur écrasante. Au niveau national, l'OIM et le gouvernement de Djibouti travaillent ensemble pour développer des voies de migration régulières, notamment via des initiatives de mobilité des travailleurs avec le Canada. Ils veillent aussi à l’implication de la diaspora afin que les Djiboutiens à l'étranger puissent contribuer aux efforts de développement dans leur pays. Lors de la visite de la Directrice générale adjointe, l'OIM Djibouti a signé son premier accord avec la Banque mondiale, s'appuyant sur l'initiative pour élargir les possibilités de mobilité aux jeunes et renforcer leurs perspectives de formation et d'emploi. Sept ans après l'adoption du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, l'OIM a réitéré son appel en faveur d'une coopération internationale soutenue afin de protéger des vies, de renforcer la résilience et de garantir que les migrations profitent à la fois aux migrants et aux communautés d'accueil.
Pour plus d’informations, veuillez consulter le Centre des médias de l’OIM.
Pour plus d’informations, veuillez consulter le Centre des médias de l’OIM.
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Histoire
07 janvier 2026
Renforcement de l’entrepreneuriat des jeunes à Djibouti : formation et financement pour l’innovation
Du 14 au 30 décembre 2025, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le Ministère du Travail chargé de la formalisation et de la protection sociale à travers l’Institut National de l’Administration Publique (INAP) ont formé 50 jeunes Djiboutiens et Djiboutiennes à l’entreprenariat à Djibouti-ville.À l’issue de cette formation, dix projets ont été sélectionnés et ont bénéficié d’un financement initial afin de permettre à leurs porteurs de lancer leurs activités.La formation s’est inscrite dans le cadre du programme “Amélioration de la gestion régionale des migrations (BRMM)”, financé par le Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement du Royaume-Uni (FCDO), et mise en œuvre par l’OIM à Djibouti. L’initiative fait partie d’une dynamique régionale visant à promouvoir une migration de main-d’œuvre sûre, ordonnée et humaine dans l’Est et la Corne de l’Afrique.La formation s’est inscrite dans le cadre du programme “Amélioration de la gestion régionale des migrations (BRMM)”, financé par le Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement du Royaume-Uni (FCDO), et mise en œuvre par l’OIM à Djibouti. L’initiative fait partie d’une dynamique régionale visant à promouvoir une migration de main-d’œuvre sûre, ordonnée et humaine dans l’Est et la Corne de l’Afrique. Dans le cadre de ses efforts pour stimuler le développement des compétences dans la région, l’OIM a lancé en 2024 des incubateurs de projets pour les jeunes au Kenya et en Ouganda. Ces initiatives ont permis aux jeunes de présenter des idées d’entreprise et de bénéficier de subventions pour démarrer leurs activités. Fort de ce succès, l’initiative poursuit cette dynamique dans six autres pays dont Djibouti, le Burundi, l’Éthiopie, le Kenya, le Rwanda et le Soudan du Sud.A Djibouti, une première formation avait déjà été organisée en 2024 dans plusieurs régions : à Arta, Ali-Sabieh, Dikhil, Obock, Tadjourah, et Djibouti-ville. A l’issue de cette formation, plusieurs jeunes avaient obtenu un financement de démarrage après avoir présenté leur projet devant un jury.Chouaib, un bénéficiaire de l’initiative l’an dernier qui travaille dans la construction, témoigne : « J’ai commencé avec 15 échafaudages, aujourd’hui, mon entreprise en compte plus de 200, et emploie 3 personnes. Mon conseil : faites-vous un nom sur le marché avant tout.»En décembre 2025, 50 jeunes ont été sélectionnés parmi les 200 candidats pour suivre cette formation à l’entreprenariat. Si la majorité d’entre eux sont titulaires de licences ou de masters, ils sont aussi beaucoup à s’être lancé après le baccalauréat. Répartis en deux cohortes, ils ont bénéficié d’un programme de 13 modules axé sur la création de plans d’affaires, la présentation de projets, ou encore le pitch entrepreneurial. « La séléction n’était pas simple, les idées de projets étaient toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Nous n’avons pas nécessairement sélectionné les meilleurs, mais les plus réalistes et réalisables au regard du financement disponible, et du contexte djiboutien, » a commenté M. Abdourahman Yacin, l’un des formateurs.Les projets retenus reflètent la diversité et la créativité de la jeunesse djiboutienne, et couvrent des domaines aussi variés que la santé, l’art, la construction, l’enseignement, les services, ou l’innovation.« Kinésithérapeute, je suis venue défendre un projet qui sort de l’ordinaire et qui apportera une réelle valeur ajoutée à Djibouti. Je me sens chanceuse que mon projet ait été retenu, et qu’il bénéficie d’un financement pour son lancement, » confie Saredo Ali, lauréate.Mohamed, un autre participant, passionné d’art, partage : « L’art est pour moi un langage silencieux qui exprime l’émotion, la paix et l’identité. Ce qui m’a poussé vers l’art, c’est le besoin de créer, de transmettre, et de montrer que l’art peut être un métier et un chemin vers soi. Il m’aide à exprimer ce que je ne peux pas dire avec des mots. » Après deux semaines de formation, les jeunes participants sont désormais prêts à créer et gérer leur entreprise. Ils ont également été capables de présenter leurs projets respectifs dans le cadre d’une compétition. Dix lauréats — dont six filles et quatre garçons — ont chacun bénéficié d’un financement initial de 2 500 USD, soit 442 500 Fdj par projet, pour lancer leur activité à Djibouti-ville.L’Institut National de l’Administration Publique (INAP) a dispensé la formation cette année, en collaboration avec l’OIM pour renforcer les compétences entrepreneuriales des jeunes Djiboutiens. Ce partenariat illustre l’engagement commun, du gouvernement djiboutien et de l’OIM, à promouvoir l’emploi et l’innovation de la jeunesse.Désormais, la priorité sera d’assurer la pérennité de ces initiatives valorisant la créativité et l’innovation des jeunes. « Notre objectif est de mobiliser de nouveaux financements pour soutenir les jeunes dont les projets n’auront pas été retenus à ce stade, » nous explique M. Charmarké Idriss Ali, directeur de l’Institut National de l’Administration publique (INAP).
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Histoire
20 novembre 2025
L’énergie solaire au cœur de la Vision Djibouti 2035 : retour sur le FNES 2025
Le mercredi 12 novembre 2025, Djibouti a franchi une étape majeure dans sa transition énergétique avec la tenue du Forum National sur la Promotion de l’Énergie Solaire (FNES 2025), organisé par le Ministère de l’Énergie et des Ressources Naturelles, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), avec l’appui financier du Joint SDG Fund. L’événement, accueilli au Djibouti Palace Kempinski, a réuni les principaux acteurs publics et privés du secteur de l’énergie, les partenaires techniques et financiers, les chercheurs, les jeunes entrepreneurs ainsi que les organisations de la société civile. Ce forum s’inscrit pleinement dans la dynamique de la Vision Djibouti 2035 et dans les engagements du pays en matière de lutte contre le changement climatique à travers sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN). Il traduit la volonté affirmée des autorités djiboutiennes de faire de l’énergie solaire un levier central de la sécurité énergétique, de la croissance économique et du développement durable. Le développement des énergies renouvelables constitue une opportunité stratégique pour réduire la dépendance aux hydrocarbures, diminuer les émissions de gaz à effet de serre et améliorer l’accès à l’électricité, en particulier dans les zones rurales et périurbaines. Les échanges ont mis en évidence le rôle structurant que peut jouer le solaire dans la transformation durable du modèle énergétique national. Pensé comme une véritable plateforme nationale de dialogue, le FNES 2025 avait pour objectif de promouvoir une culture d’autoproduction et d’autoconsommation solaire, tout en posant les bases d’un déploiement massif de l’énergie solaire à l’échelle du pays. Les discussions ont permis d’identifier les obstacles techniques, économiques et réglementaires, et de proposer des solutions concrètes pour accélérer la transition énergétique, tout en valorisant les bonnes pratiques locales et régionales. Tout au long de la journée, les échanges ont porté notamment sur l’autoconsommation solaire, l’électrification des zones isolées par des mini réseaux, la normalisation et la qualité des équipements, les mécanismes de financement innovants, ainsi que la formation et l’insertion professionnelle des jeunes dans les métiers du solaire. Les participants ont unanimement souligné l’importance de disposer d’un cadre réglementaire clair, incitatif et sécurisé pour encourager l’investissement privé et structurer durablement le marché national. Dans ce cadre, il a été rappelé que l’appui du Joint SDG Fund a permis d’accompagner des réformes structurantes du secteur, notamment à travers la mise à jour de deux arrêtés encadrant les licences de production d’électricité solaire et la fixation des prix de vente, ainsi que l’adoption d’un nouveau décret relatif à la normalisation, à la qualité et à la certification des équipements solaires. Ces avancées réglementaires constituent aujourd’hui un socle essentiel pour le développement d’un marché solaire transparent, compétitif et durable à Djibouti.Lors de l’ouverture du forum, le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies à Djibouti a salué la montée en puissance des start-ups locales du solaire ainsi que les efforts des ingénieurs djiboutiens engagés dans la production de solutions photovoltaïques adaptées au contexte national. Il a mis en avant le potentiel du solaire pour faire de Djibouti un hub énergétique régional, tout en améliorant l’accès à l’électricité dans les zones rurales. De son côté, le Ministre de l’Énergie a rappelé que Djibouti bénéficie de l’un des taux d’ensoleillement les plus élevés d’Afrique, un atout stratégique majeur pour réussir la transition énergétique. Il a insisté sur le rôle du solaire dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le renforcement de l’indépendance énergétique et l’accès universel à l’électricité, au cœur du projet de développement national porté par la Vision Djibouti 2035. Il a également souligné les réformes déjà engagées, notamment l’ouverture aux producteurs indépendants d’électricité et la promotion des partenariats public-privé, afin de faciliter l’investissement dans le secteur solaire. Plusieurs projets structurants ont été mis en lumière au cours du forum, notamment le développement de programmes d’électrification rurale via des mini centrales solaires, la construction d’une centrale solaire de 25 MW au Grand Bara avec système de stockage, les perspectives de production locale de panneaux photovoltaïques adaptés aux conditions climatiques du pays, ainsi que la mise en place prochaine d’un centre de recherche et d’innovation sur les technologies solaires (STAR-C). Un appel a également été lancé aux institutions financières pour la mise en place de mécanismes de crédit vert, afin de faciliter l’accès au financement des projets solaires. Le rôle clé du PNUD, du PNUE et du Joint SDG Fund a été fortement mis en exergue dans l’accompagnement des politiques publiques nationales en matière d’énergies renouvelables, à travers le renforcement des capacités institutionnelles, l’appui à la structuration du secteur privé et la mise en œuvre de projets à fort impact pour les populations. Au-delà des enjeux énergétiques et climatiques, le développement du solaire apparaît aussi comme une opportunité majeure pour la jeunesse djiboutienne, en matière d’emplois verts, d’entrepreneuriat et d’innovation. La formation, la recherche et le transfert de compétences ont été identifiés comme des leviers essentiels pour bâtir un écosystème solaire national performant, inclusif et durable. Le FNES 2025 marque ainsi le début d’une nouvelle ère pour l’énergie solaire à Djibouti. En instaurant un dialogue national structuré entre l’État, le secteur privé et les partenaires internationaux, le forum ouvre la voie à des actions concrètes pour transformer le fort potentiel solaire du pays en un véritable levier de développement durable. À l’issue de la rencontre, les organisateurs ont annoncé la tenue d’une seconde édition en 2026, confirmant l’ancrage du solaire comme pilier central de la politique énergétique nationale.
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Histoire
14 octobre 2025
Lancement officiel de l’étude budgétaire sur le secteur de la santé à Djibouti, avec un focus sur l’inclusion des personnes en situation de handicap
Djibouti, le 13 octobre 2025 – Le Ministère de la Santé, en partenariat avec l’Agence Nationale pour les Personnes Handicapées (ANPH) et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), avec l’appui du Bureau du Coordonnateur Résident des Nations Unies (BCR), lance officiellement une étude inédite sur l’analyse budgétaire du secteur de la santé (2019–2025), mettant en lumière l’intégration de la dimension du handicap dans les politiques de financement public. Un engagement pour une santé inclusive et fondée sur les droits humains La République de Djibouti, partie à plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits humains, s’est engagée à garantir un accès équitable à la santé pour toutes et tous, y compris les personnes en situation de handicap. Cette étude s’inscrit dans le cadre de ces engagements, en cohérence avec la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CRPD), l’Objectif de développement durable n°3 « Bonne santé et bien-être », ainsi que la Déclaration d’Abuja sur le financement de la santé. L’initiative vise à renforcer la transparence, la redevabilité et l’alignement des politiques publiques avec les normes internationales et régionales, tout en identifiant les écarts budgétaires et les opportunités d’amélioration pour un système de santé plus inclusif. L’étude fait également écho au pilier “Développement du capital humain” du 3eplan national de développement en cours de finalisation ainsi qu’à l'accent mis par le gouvernement djiboutien sur le renforcement des secteurs prioritaires (dont le secteur de la santé) lors de la récente révision à la hausse de ses prévisions budgétaires pour 2025. Des parties prenantes mobilisées La rencontre réunit les institutions publiques concernées, notamment le Ministère de la Santé, l’ANPH, le Ministère de l’Éducation Nationale, le Ministère des Affaires Sociales, Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, l’Institut National des Statistiques de Djibouti ainsi que des représentants du Parlement, des organisations de la société civile et du Système des Nations Unies à Djibouti. La Banque mondiale et d'autres partenaires techniques y prennent également part. Vers un système de santé plus équitable Ce lancement marque le début d’un processus participatif visant à produire des recommandations concrètes pour une meilleure mobilisation/allocation des ressources et une intégration renforcée des personnes en situation de handicap dans les politiques de santé publique. Les résultats attendus suite à la table ronde incluent la validation de la méthodologie, l’identification des données clés, ainsi que l’engagement d’un suivi collaboratif. En consolidant une gouvernance fondée sur les droits humains, Djibouti réaffirme qu’une société forte est celle qui garantit à chacun le droit à la santé, à la dignité et à une participation égale au développement national.
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Histoire
19 août 2025
Le Gouvernement de Djibouti et l’UNHCR lancent un appel à l’action en faveur des réfugiés
Sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur M. Abdoulkader Houssein Omar, ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, Porte-parole du Gouvernement, et de Son Excellence Monsieur Said Nouh Hassan, ministre de l’Intérieur, le Gouvernement de Djibouti, avec l’appui du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), ont organisé un appel à l’action ce 03 août 2025 à l’Institut des Études Diplomatiques (IED) de Djibouti.Cet appel à l’action vise à mobiliser les partenaires techniques et financiers autour d’actions concrètes pour faire face à la situation préoccupante au niveau des zones d’accueil des réfugiés.Malgré des efforts soutenus et des progrès notables en matière de protection et d’assistance des réfugiés, la situation des réfugiés s’est considérablement détériorée depuis le début de l’année 2025, due à la suspension des financements. Les conséquences sont déjà alarmantes sur le terrain :10 000 enfants risquent d’avoir un accès limité à l’éducation à partir de septembre 2025 ;34 000 réfugiés et demandeurs d’asile se retrouvent avec un accès limité aux services de santé ;28 000 personnes déplacées de force voient leur accès à l’eau potable menacé ;26 000 personnes déplacées de force, avec un faible taux de couverture en latrines, menaçant les conditions d’hygiène. Portant aussi atteinte au bien-être, favorisant la transmission des maladies, et avec un risque d’agression sexuelle et de réduction des possibilités éducatives.28 000 réfugiés et demandeurs d’asile subissent une forte baisse de l’assistance alimentaire, avec une réduction de plus de 50 % des rations et l’incertitude de fonds annoncé par PAM dès octobre 2025 pour couvrir les besoins vitaux ;14 000 enfants sont exposés à des risques de malnutrition ;14000 enfants se retrouvent avec accès limité aux services de protection de l’enfance.16 000 femmes et filles se retrouvent avec accès limité aux services de protection contre les violences basées sur le genre ;28 000 personnes déplacées de force n’ont pas accès à une énergie de cuisson propre, accentuant les risques sanitaires et la pression sur l’environnement.Si rien n’est fait, cette situation continuera à affecter lourdement le développement du capital humain, réduira la productivité et imposera des coûts sociaux et économiques considérables pour les individus, la société djiboutienne et la communauté internationale. Djibouti, reconnu comme pays modèle dans la mise en œuvre du Cadre d’action global pour les réfugiés (CRRF), s’est résolument engagé en faveur de la protection et de l’inclusion des réfugiés. En 2017, sous la Haute Autorité de Son Excellence Monsieur Ismaïl Omar Guelleh, Président de la République, le pays a adopté une loi nationale sur les réfugiés (Loi n° 159/AN/16/7ème L), accompagnée de décrets d’application destinés à améliorer l’accès des réfugiés aux services essentiels et à promouvoir des solutions durables.Cette dynamique s’inscrit dans la continuité du CRRF, adopté en 2016 par l’Assemblée générale des Nations Unies dans le cadre de la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants. En 2018, le Pacte mondial sur les réfugiés (GCR) est venu consolider cette vision par un engagement renouvelé de la communauté internationale. Ce cadre promeut une réponse collective, inclusive et coordonnée, visant à :Alléger les pressions exercées sur les pays d’accueil ;Renforcer l’autonomie des réfugiés ;Faciliter l’accès à des solutions dans des pays tiers ;et créer les conditions d’un retour volontaire, sûr et digne dans les pays d’origine.Face à l’urgence, le Gouvernement de Djibouti en appelle à la solidarité des partenaires bilatéraux et multilatéraux pour éviter une crise de grande ampleur.Ce sont nos enfants, ce sont nos frères et sœurs et nous avons besoin que les donateurs se mobilisent immédiatement, sinon les conéquences seront incalculables. Ne les laissons pas tomber. Agissons conformément au Pacte mondial sur les réfugiés. Contact presse : M. Pierre Gasselin, Point Focal communication - gasselin@unhcr.org
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Histoire
19 août 2025
Gender Breakfast au PNUD Djibouti : penser la masculinité positive pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles
Dans le cadre de ses engagements continus pour l’égalité de genre, le Bureau du PNUD Djibouti organise régulièrement des Gender Breakfasts afin de promouvoir le dialogue et la réflexion collective sur les enjeux liés au genre.La dernière édition a été consacrée à un sujet crucial : la masculinité positive et l'engagement des hommes dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles (VFF). Pour nourrir cet échange, le bureau a eu l’honneur d’accueillir le Dr Chehem Watta, écrivain, chercheur et acteur de terrain reconnu pour son engagement social et communautaire.Dans un contexte où les rôles attendus des hommes et des femmes restent encore très codifiés, cette rencontre a permis d’ouvrir un dialogue franc sur les représentations masculines et la nécessité d’en proposer une lecture plus équitable, solidaire et consciente des responsabilités. Le Dr Watta a partagé son expérience d’écrivain engagé, soulignant que les mots, les récits et la littérature sont des outils puissants pour briser les silences et déconstruire les violences banalisées. Avec d’autres poètes, dramaturges et conteurs djiboutiens, il anime depuis plusieurs années des ateliers autour de la violence dans la société, pour donner la parole, provoquer l’introspection, et créer un espace de questionnement collectif.« On ne peut pas dialoguer si on ne s’interroge pas », rappelle-t-il.Le concept de "masculinité positive", encore méconnu, suscite parfois des réticences sur le terrain, justement parce qu’il peut paraître abstrait. C’est pourquoi il est essentiel de l’aborder avec des mots simples, clairs et ancrés dans la réalité des vécus. À Djibouti, on parle plus volontiers de "groupe d’hommes engagés contre les violences". Ces hommes vont à la rencontre d’autres hommes dans des lieux familiers et informels comme les mabraz, qui sont aussi des lieux de sociabilité masculine. Prendre la parole dans ces espaces permet un effet de ricochet : plus le message est entendu là où les hommes se sentent libres de parler, plus il a de chances d’être repris, discuté, approprié. Mais parler ne suffit pas.« Pour convaincre, il faut montrer que l’on fait ce que l’on dit. Il faut être crédible avant de prendre la parole. Sinon, les gens n’écoutent pas. »L’un des messages forts de ce Gender Breakfast était justement qu’on ne peut engager personne à se joindre à une cause sans d’abord sensibiliser, expliquer et faire comprendre. Les hommes sont encore peu informés sur les violences faites aux femmes et aux filles, qu’il s’agisse de leurs manifestations ou de leurs conséquences médicales, psychologiques et sociales. Ce manque d’information, combiné à une déconnexion progressive de la sphère familiale, les éloigne des réalités vécues par les femmes. En s’écartant des échanges familiaux et des responsabilités domestiques, les hommes ne mesurent pas pleinement les inégalités et les charges que portent les femmes au quotidien. Il est donc essentiel de les sensibiliser et de les encourager à reprendre leur place dans l’éducation des enfants, le dialogue au sein du foyer et les tâches partagées.Ce groupe d’hommes engagés mène un travail de terrain précieux auprès des hommes dans leurs espaces de vie quotidienne, mais aussi auprès des jeunes dans les collèges, les lycées et les universités. Leur approche se veut inclusive et participative : il ne s’agit pas de venir en sachant tout, mais de créer un climat d’écoute, puis d’introduire des notions et des repères pour alimenter la réflexion. Ces actions s’appuient sur une approche culturelle forte, en associant écrivains et artistes dans des ateliers de sensibilisation, de plaidoyer et de mobilisation.L’objectif est d’accompagner l’engagement des hommes aux côtés des femmes pour lutter contre toutes les formes de violences basées sur le genre.Les échanges ont également mis en lumière l’évolution du discours sur les violences faites aux femmes et aux filles à Djibouti ces dernières années. Grâce au travail régulier et engagé des associations de terrain, y compris dans les zones rurales, ainsi qu’aux avancées notables en matière d’accès à l’éducation, la société commence progressivement à s’éloigner de la notion d’« honneur féminin » longtemps associée à certaines pratiques, notamment les mutilations génitales féminines, pour aborder ces violences sous l’angle de leurs conséquences réelles : douleurs physiques, traumatismes psychologiques, complications médicales et isolement social. Ce changement de regard est le fruit d’un travail de proximité mené avec détermination, souvent dans des conditions précaires. Il est donc essentiel de soutenir ces associations, y compris sur le plan financier. Chaque contribution compte, car ce sont elles qui, au quotidien, portent la parole, accompagnent les victimes et ouvrent les espaces de dialogue. Il est également essentiel de rappeler que les violences sexuelles ne concernent pas uniquement les femmes : certains hommes en sont également victimes, souvent dans un profond silence. Libérer la parole autour de ces enjeux, dans un cadre respectueux et bienveillant, permet de déconstruire les tabous et d'encourager une société plus juste et protectrice pour toutes et tous. L’engagement contre les violences basées sur le genre bénéficie à l’ensemble de la société, en brisant les cercles de silence et d’isolement, quels que soient le genre ou l’âge des victimes.Djibouti dispose aujourd’hui d’un arsenal juridique solide pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes. Il est indispensable de s’appuyer sur ce cadre, de le rendre accessible à toutes et tous, et de construire des alliances pour mieux le faire respecter. La transformation sociale prend du temps, elle exige constance, courage et implication. Comme l’a rappelé le Dr Watta:« l’égalité entre les femmes et les hommes, ce n’est pas remplacer le pouvoir de l’un par celui de l’autre, ce n’est pas déposséder : c’est avancer ensemble, de manière équitable, pour bâtir une société meilleure ».Ce Gender Breakfast s’inscrit dans une dynamique de long terme portée par le PNUD Djibouti. Il souligne qu’aucune avancée ne peut être durable sans une remise en question collective des normes de genre et un engagement actif de tous. Il est temps de s’impliquer, de contribuer, et de construire ensemble une société plus juste.
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Communiqué de presse
16 juin 2025
Djibouti appuie la protection des enfants migrants grâce à un atelier sur la Détermination de l’Intérêt Supérieur
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Ministère de la Femme et de la Famille (MFF) ont coorganisé, en partenariat avec la Délégation de l’Union européenne (UE) à Djibouti, un atelier sur la Détermination de l’Intérêt Supérieur (DIS) des enfants migrants non accompagnés ou séparés. L’atelier s’est tenu du 9 au 11 juin à Djibouti et a réuni 31 des représentants d’institutions nationales, internationales et de la société civile œuvrant pour la protection de l’enfance. Il s’inscrit dans le cadre du projet "Soutien aux autorités djiboutiennes et aux acteurs non étatiques dans la gestion des flux migratoires mixtes", financé par l’Union européenne à travers le Mécanisme Flexible pour la Migration et le Déplacement Forcé. Selon les données recueillies par l’OIM via la Matrice de Suivi des Déplacements (DTM), environ 500 enfants migrants non accompagnés traversent chaque mois la frontière djiboutienne. Ces enfants sont exposés à des risques accrus de traite, d’exploitation et de séparation familiale prolongée. Face à ces défis, la consolidation du mécanisme DIS est essentielle pour garantir une prise en charge coordonnée, éthique et durable de ces enfants, dans le respect du principe fondamental de l’intérêt supérieur de l’enfant. « Ce mécanisme renforcera également l’efficacité de tous les programmes en cours, notamment le programme d’aide au retour volontaire de l’OIM. En intégrant la Détermination de l’intérêt supérieur dans les processus de retour, nous nous assurons que chaque décision est prise dans le respect des droits de l’enfant, en tenant compte de ses besoins, de ses vulnérabilités et de son intérêt supérieur. Cela permettra d’éviter des retours précipités ou dangereux et de garantir un accompagnement adapté et digne pour chaque enfant », a déclaré Bachard Lamine, Chargé de projet à l’OIM. La Délégation de l’Union européenne à Djibouti salue cette initiative et réaffirme son engagement aux côtés des autorités djiboutiennes pour promouvoir les droits de l’enfant et une gestion humaine des migrations, tout en ayant une approche de l’ensemble du gouvernement mais aussi au niveau de la communauté locale et dans les régions.« L’intérêt supérieur de l’enfant est de nature objective, il ne peut pas reposer sur des attitudes, des points de vue et des opinions subjectifs. Il appartient aux autorités nationales de s'assurer que toutes les garanties de protection pertinentes ont été mises en place pendant les procédures et nous accompagnerons ce processus avec diligence » a déclaré Mrs Eva Maria Estaun, Cheffe de Coopération adjointe de la Délégation de l’Union européenne à Djibouti et auprès de l’IGAD.L’atelier a permis de consolider les compétences des participants sur les procédures de DIS de l’enfant, à travers des modules interactifs, des études de cas, des jeux de rôle et des outils pratiques. Il a également abouti à la définition d’un cadre de fonctionnement structuré, incluant un calendrier annuel de réunions, des canaux de communication clairs et un règlement intérieur actualisé. L’OIM, l’Union européenne et leurs partenaires poursuivront leurs efforts pour soutenir les autorités nationales et locales, soutenir les mécanismes d’identification et d’assistance aux enfants en situation de vulnérabilité, et faire du respect de l’intérêt supérieur de l’enfant une réalité sur le terrain.
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Communiqué de presse
19 janvier 2025
Attribution d’un terrain par le gouvernement djiboutien pour la future Maison commune des Nations Unies à Djibouti
Lors d’une cérémonie officielle tenue aujourd’hui, S.E.M Isman Ibrahim Robleh, Ministre du budget, a remis à M. Jose Barahona, Coordonnateur résident des Nations unies à Djibouti, un arrêté attribuant un terrain de 2,5 hectares situé à Nagad au système des Nations unies dans le but d’y construire la future Maison commune des Nations unies à Djibouti.Cette initiative s’inscrit dans la suite de la signature ce 19 décembre 2024 du nouveau Cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable 2025-2030 entre les Nations unies et la République de Djibouti, démontrant le partenariat renforcé et l’engagement de Djibouti envers les Nations unies et le multilatéralisme. Ce nouveau document cadre, qui reflète les ambitions communes du pays et de l’ONU en matière de développement durable, et s’aligne aux priorités de développement de la Vision 2035 du pays, a été adopté avec la participation de 24 entités onusiennes, contre 12 dans le précédent cadre couvrant la période 2014-2022. La Maison commune des Nations unies, qui réunira les bureaux des entités onusiennes opérant en République de Djibouti, symbolise ainsi l’engagement mutuel à promouvoir l’efficacité, la coordination et l’impact des activités onusiennes dans le pays. Cette infrastructure, qui sera construite sur le terrain, servira de plateforme pour faciliter la mise en œuvre des priorités nationales et des Objectifs de développement durable en collaboration avec le gouvernement, la société civile et les autres partenaires de développement. Lors de la cérémonie, S.E.M Isman Ibrahim Robleh, Ministre du budget, a déclaré :« La décision d’attribuer ce terrain pour la construction de la future Maison Commune des Nations Unies n’est pas seulement un geste symbolique. C’est une expression concrète de notre volonté de renforcer ce partenariat stratégique et durable.Cette cérémonie d’attribution d’un terrain marque un moment historique, non seulement pour Djibouti, mais également pour le système des Nations Unies. Elle incarne notre engagement mutuel envers les idéaux de coopération internationale, de développement durable et de solidarité régionale.En mettant cet espace à disposition, Djibouti réaffirme son rôle de plateforme régionale majeure pour les opérations humanitaires et de développement. Cette initiative s’inscrit également dans notre soutien à la vision des Nations Unies qui vise à promouvoir une action plus intégrée, plus cohérente et plus efficace pour répondre aux besoins des populations locales et régionales. » De son côté, M. Jose Barahona, Coordonnateur résident des Nations unies à Djibouti a exprimé son enthousiasme pour le futur :« La générosité du gouvernement djiboutien est une preuve éloquente de l’importance de notre partenariat et de la volonté de renforcer, aujourd’hui et dans le long-terme, notre coopération stratégique pour soutenir le développement durable dans le pays.Nous sommes convaincus que cette Maison commune des Nations unies jouera un rôle clé dans la réalisation des priorités nationales. Elle offrira un espace propice à une collaboration renforcée et à un soutien accru aux initiatives locales en faveur du développement humain, économique et environnemental. En outre, cette Maison commune a un potentiel de jouer un rôle de « Hub » pour les opérations onusiennes dans la région, renforçant ainsi la position de pôle logistique régional de la République de Djibouti. La construction de cette Maison commune des Nations unies marque une nouvelle étape dans l’histoire des relations entre Djibouti et les Nations unies, consolidant un partenariat fondé sur des valeurs communes et des objectifs partagés en faveur du bien-être des populations djiboutiennes.
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Communiqué de presse
30 mai 2024
Appel à promouvoir une approche orientée vers la réduction des risques en République de Djibouti
Ce jeudi 23 Mai 2024 a été lancé un atelier de restitution du diagnostic de capacité en Réduction des risques de catastrophes (RRC) pour informer la finalisation et la validation de la stratégie Nationale de la République de Djibouti. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire Exécutif chargé de la gestion des risques et des catastrophes, M. Ahmed Mohamed Madar, et M. Jose Barahona, le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies à Djibouti. Lors de la présentation des conclusions préliminaires du diagnostic des systèmes nationaux de réduction des risques de catastrophe, le Secrétaire Exécutif chargé de la gestion des risques et des catastrophes, M. Madar a souligné que la République de Djibouti « est particulièrement vulnérable aux conséquences dramatiques du changement climatique. Les sécheresses récurrentes, les inondations et les pluies diluviennes, l’apparition récente des cyclones dans la sous-région de la Corne d’Afrique démontrent le dérèglement climatique auquel nous sommes soumis de nos jours. » Il a précisé que « cette décision de réaliser un diagnostic des capacités du pays en matière de réduction des risques de catastrophes, traduit une réelle volonté politique de notre Président de la République, Son Excellence Monsieur ISMAIL OMAR GUELLEH à renforcer la résilience des populations en réduisant les répercussions négatives des catastrophes. » Il a également noté que le renforcement de la capacités nationales pour la réduction des risques de catastrophe représente une priorité pour le pays. Le diagnostic du système de réduction des risques de catastrophe au niveau national et local a été soutenu par le système des Nations Unies a travers la mobilisation d’experts pour réaliser la mission CADRI (Initiative pour le renforcement des capacités en matière de réduction des risques et des catastrophes), une initiative des Nations Unies et des systèmes intergouvernementaux qui regroupe 20 institutions œuvrant pour la RRC. (Lisez le news blog de la mission CADRI à Djibouti ici)Les conclusions et recommandations ont été le fruit de consultations avec 22 institutions centrales, 39 institutions locales, 3 organisations de la société civile et 16 partenaires multi et bilatéraux. Les autorités locales ont également été consultées dans les régions d’Ali Sabieh, de Dikhil, d’Arta, de Tadjourah et d’Obock afin d’évaluer le niveau des capacités de réduction des risques de catastrophe locaux. Le diagnostic des capacités a été un effort conjoint entre le gouvernement et l'Équipe de pays des Nations Unies. Le Ministère de l’Intérieur a mobilisé cinq experts gouvernementaux dans les ministères sectoriels pour diriger et soutenir le processus de diagnostic sur une période de deux semaines. Le processus a été soutenu par une équipe pluridisciplinaire de quatre experts internationaux de l’initiative CADRI et de 11 experts issus des diverses entités de l'équipe-pays des Nations Unies en République de Djibouti.M. Hervens Silmé, expert de l’IOM et facilitateur du partenariat CADRI qui a dirigé la mission a souligné l'importance de « changer de paradigme en passant d'une approche axée sur la réponse à une approche axée sur la réduction des risques au sein des secteurs prioritaires et une meilleure coordination entre les différents acteurs intervenant dans la réduction des risques de catastrophe dans le pays ». Il a également insisté sur la nécessité de « renforcer la coordination des efforts de réduction des risques de catastrophe à tous les niveaux pour accroître l'efficacité ». Le rapport des conclusions préliminaires de la mission et les recommandations initiales ont été présentés au gouvernement et un rapport sera soumis au gouvernement au courant le prochain trimestre pour leur validation et afin de permettre que les recommandations convenues puisse informer les documents de politique nationaux et le Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable 2025-2030.M. Jose Barahona, le Coordonnateur résident des Nations Unies à Djibouti Bureau du Coordonnateur Résident des Nations Unies) a quant à lui souligne que les conclusions et recommandations de la mission guideront les interventions des entités des Nations Unies et soutiendront les efforts du gouvernement pour progresser dans l'agenda de réduction des risques de catastrophe dans le pays. « Notre obligation c’est d’être prêts, d’avoir des mécanismes de prévention et d’investir afin de pouvoir aviser la population avant les catastrophes. » Il a insisté sur l’importance d’une coordination efficace et efficiente entre tous les acteurs nationaux et internationaux. Vidéo de l'ouverture de l'atelier et discours : Regardez les entretiens avec les experts ayant participé à la mission CADRI : Pour en apprendre plus sur le Partenariat CADRI / To learn more about the CADRI Partnership :
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Communiqué de presse
24 avril 2024
LE JAPON APPORTE UN NOUVEAU FINANCEMENT POUR L’ASSISTANCE ALIMENTAIRE ET NUTRITIONNELLE DES COMMUNAUTES LES PLUS VULNERABLES A DJIBOUTI
Le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM) a reçu un financement à hauteur de 1,5 million de dollars américains, soit 265,5 millions de francs djiboutiens (DJF) de la part du Gouvernement du Japon pour des projets relatifs à la sécurité alimentaire à Djibouti. Ce financement permettra au PAM de fournir une assistance alimentaire et nutritionnelle à environ 22.300 personnes en situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le pays.La Corne de l’Afrique est la région la plus exposée aux chocs climatiques en Afrique, et Djibouti est particulièrement touché par les aléas climatiques, surtout la sècheresse qui vulnérabilise fortement environ 25 pour cent de sa population. La situation a été exacerbée ces derniers mois par la crise de la mer Rouge, qui a engendré une augmentation des prix des produits de première nécessité et une baisse de la disponibilité de vivres sur le marché intérieur.Grâce à ce soutien du Gouvernement et du peuple Japonais, les communautés vulnérables des cinq régions de l’intérieur du pays bénéficieront d’une assistance alimentaire pendant trois mois, au cours de la période de soudure de juin à septembre. Le PAM travaillera très étroitement avec le gouvernement de Djibouti pour assurer une bonne mise en œuvre de cette assistance.En plus de l’assistance alimentaire, ce financement permettra aussi au PAM de travailler avec le ministère de la Santé pour apporter pendant six mois une supplémentation nutritionnelle à environ 6.000 enfants âgés de moins de cinq ans et femmes enceintes et allaitantes souffrant de malnutrition aiguë modérée.« La sécurité humaine, qui vise à protéger chaque individu et à garantir une vie digne pour tous, est l’un des grands principes de la coopération au développement du Japon. Le gouvernement du Japon, désireux de soutenir les efforts incessants du gouvernement de Djibouti, fournit une assistance alimentaire et nutritionnelle aux communautés vulnérables à travers le PAM. Cette aide contribuerait à atténuer les difficultés des Djiboutiens, notamment celles des femmes et des enfants en situation vulnérable. Le Japon continuera à accompagner Djibouti, en solidarité avec le peuple djiboutien, » a déclaré Son Excellence Monsieur Keiichi Hara, Ambassadeur du Japon à Djibouti.« La malnutrition reste une menace pour le capital humain du pays. Le Japon est l’un des partenaires clés du PAM à Djibouti. Nous tenons à remercier le Gouvernement et le Peuple Japonais pour leur engagement continu en faveur de la lutte contre l’insécurité alimentaire dans le pays, » dit Mary Njoroge, Directrice Pays et Représentante du PAM à Djibouti.Selon les dernières évaluations sur la sécurité alimentaire, environ 285.000 personnes, soit 25 pour cent de la population à Djibouti font face à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire et nutritionnelle. En 2023, le PAM a assisté environ 126.000 personnes grâce au partenariat avec les autorités gouvernementales. Le PAM s’engage à continuer sa bonne collaboration avec le gouvernement pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durables (ODD), notamment l’objectif numéro 2 qui vise l’élimination de la faim d’ici 2030. Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies est le plus grand organisme humanitaire au monde, il sauve des vies en situations d'urgence et utilise l'assistance alimentaire pour ouvrir une voie vers la paix, la stabilité et la prospérité au profit de ceux qui se relèvent d'un conflit ou d'une catastrophe ou subissent les effets du changement climatique. Suivez-nous sur :X (ex Twitter) : @wfp_media, @mnjoroge2011, @wfp_fr, @wfp_Africa / @amb_japon_djMeta (ex Facebook) : https://www.facebook.com/dj.emb.japanPour en savoir plus, contactez :Esther OUOBA, WFP/Djibouti, Mob. +253 77 65 70 37; esther.ouoba@wfp.orgTakumi SAITO, Ambassade du Japon à Djibouti, +253 21 35 49 81; takumi.saito-2@mofa.go.jp
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Communiqué de presse
20 décembre 2023
Coopération décentralisée et échanges sud-sud : le PNUD organise une visite d’échanges entre élus locaux djiboutiens au Cameroun
Cette mission est soutenue par le PNUD qui met au centre de son appui la question du renforcement des capacités et l’amélioration des pratiques dans le cadre de son soutien aux collectivités territoriale. La mission a bénéficié de l’appui logistique et organisationnel du bureau pays de PNUD au Cameroun.
La république de Djibouti, comme de nombreux pays en développement, fait face à des défis majeurs en termes de gestions de déchets. Plusieurs solutions sont en cours de mises en œuvre dans le pays. Cette mission d’échanges vise deux principaux objectifs : le Partage d’expériences sur le processus de décentralisation au Cameroun et notamment le rôle des collectivités dans la gestion des déchets, et également, le renforcement de la coopération sud-sud. Ceci, en vue de les renforcer et permettre aux autorités locales qui ont un rôle important à jouer dans la gestion des déchets de pouvoir accomplir leur mission de façon plus efficace
En plus de la problématique spécifiques des déchets, les échanges prévus avec les collectivités territoriales du Cameroun notamment la mairie centrale de Yaoundé, le bureau des Communes et Villes unies du Cameroun, ministère en chargé de le décentralisation le Conseil Régional de Bafoussam dans l’ouest du Cameroun, le Maire de la Ville de Dschang mais également les partenaires impliqués dans le financement des Collectivités FEICOM, les partenaires de collecte et gestion des déchets HYSACAM seront visités.
Ces visites incluront des échanges sur les réformes en matière de décentralisation, de transfert de compétences, de financement du développement local, ainsi que des rencontres avec des acteurs locaux et des visites de sites notamment dans la région de Bafoussam et la Commune de Dschang.
Le partage d'expériences et de bonnes pratiques mutuelles , les enseignements tirés des défis, le renforcement des partenariats Sud-Sud restent la quintessence de cet voyage d’échanges car en fins de compte, la proximité et l’efficacité du développement locale sont des moyens nécessaires pour fournir des services publiques plus proches des besoins des populations et la République de Djibouti y est fermement engagée.
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