Djibouti renforce ses capacités nationales en matière de normalisation et de qualité dans le domaine du solaire
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Du 28 septembre au 2 octobre 2025, Djibouti a accueilli une formation consacrée aux normes de qualité applicables à l’électrification hors réseau et à l’autoconsommation, organisée avec l’appui technique du PNUD et du PNUE, dans le cadre d’un projet financé par le Joint SDG Fund. Cette initiative ambitieuse vise à renforcer les capacités nationales pour l’application de standards de qualité rigoureux dans les projets solaires.
Au-delà de la formation, ce programme s’inscrit dans un processus d’analyse approfondie du système national de normalisation à Djibouti, en vue de proposer un appui stratégique durable pour la mise en place d’un cadre de certification et de contrôle de la qualité, aligné sur les meilleures pratiques internationales.
Placée sous le leadership du ministère de l’Énergie chargé des Ressources Naturelles (MERN), et en étroite collaboration avec l’Agence Djiboutienne de Normalisation (ADN), les sessions ont réuni les membres du comité technique chargé des normes et de la qualité.
Les autorités djiboutiennes l’ont rappelé avec force lors de la cérémonie d’ouverture de la formation : « sans normalisation, il est impossible d’atteindre le développement que nous ne visons ni de garantir la réalisation des objectifs énergétiques fixés par le pays ». La formation vient ainsi consolider cette dynamique nationale, en dotant les acteurs locaux de compétences techniques et pratiques pour assurer la fiabilité, l’efficacité et la durabilité des installations solaires déployées sur l’ensemble du territoire.
Pendant cinq jours, les participants ont alterné exposés, études de cas et ateliers pratiques portant sur les normes techniques, les protocoles de contrôle et les référentiels de qualité applicables aux installations solaires. Les modules ont couvert les normes de performance et de durabilité des équipements solaires panneaux photovoltaïques, batteries, onduleurs, lampes et autres composants en conformité avec les standards internationaux tels que les normes IEC et ISO.
Les sessions ont également abordé la conception et la sécurité des mini-réseaux, le dimensionnement optimal des systèmes, la stabilité de la tension et le respect des normes électriques pour garantir un service fiable et sûr. Un module spécifique a été consacré aux procédures d’assurance qualité et de contrôle, incluant la conception de guides techniques, de check-lists d’inspection et de protocoles d’audit, afin de sécuriser les achats d’équipements, planifier les tests en laboratoire et identifier les produits non certifiés. Les experts formateurs ont insisté sur la nécessité de privilégier du matériel certifié et de lutter contre la prolifération d’équipements de qualité douteuse, souvent sources de défaillances prématurées et de pertes économiques.
Encore jeune, l’Agence Djiboutienne de Normalisation (ADN) joue un rôle central dans cette démarche de structuration du secteur. En harmonisant les référentiels nationaux avec les standards internationaux, elle se positionne comme garante de la qualité, de la sécurité et de la fiabilité des biens et services, tout en assurant la protection des consommateurs et la crédibilité du marché local.
Les acteurs du comité technique sur les normes et la qualité occupent une place déterminante dans la promotion d’une culture de la qualité robuste et pérenne, au service du développement du secteur solaire à Djibouti. En outre, la mise en place d’un cadre normatif clair et cohérent contribue à renforcer la confiance des bailleurs de fonds et des investisseurs privés, en réduisant les risques techniques et en améliorant la viabilité financière des projets solaires.
À l’issue de la formation, les participants se sont dit déterminés à appliquer les connaissances acquises et à poursuivre le travail collectif au sein du comité technique. Les certificats remis symbolisent la naissance d’un noyau d’expertise locale renforcée, sur lequel Djibouti pourra s’appuyer pour déployer ses futurs projets solaires hors réseau.
Cette formation marque une étape décisive, elle illustre la volonté conjointe du Gouvernement de Djibouti et de ses partenaires techniques d’allier expansion de l’accès à l’énergie et exigence de qualité, deux conditions indispensables pour réussir la transition énergétique du pays.