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08 mars 2026
Se retrouver autour d’une tasse de café pour penser l’avenir à Djibouti
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23 février 2026
Lancement de l’Agence de la Voirie Régionale d’Arta : avec l’OIM et l’Union européenne, Arta renforce sa capacité de gestion de déchets
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22 février 2026
Formation en gestion de projets communautaires, migration, changement climatique et environnement
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Les objectifs de développement durable à Djibouti
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU à Djibouti:
Histoire
25 janvier 2026
Djibouti engage une démarche ambitieuse pour une intelligence artificielle éthique, inclusive et souveraine
Et si l’intelligence artificielle devenait un outil concret pour améliorer la vie quotidienne, renforcer les services publics, créer des emplois et offrir de nouvelles perspectives à la jeunesse ?C’est autour de cette vision du développement profondément humaine que s’est ouvert à Djibouti un processus structurant combinant une phase diagnostique nationale et l’élaboration de la Stratégie nationale de l’intelligence artificielle (IA), à travers un atelier national multi acteurs.Réunissant institutions publiques, partenaires internationaux, experts nationaux, jeunes innovateurs, acteurs du secteur privé et représentants de la société civile, cet atelier marque une étape importante dans la réflexion collective engagée par le pays sur son avenir numérique. Un engagement politique fort au plus haut niveauÀ l’ouverture de l’atelier, Madame Mariam Hamadou Ali, Ministre déléguée chargée de l’Économie numérique et de l’Innovation, a pris la parole pour réaffirmer l’engagement clair du Gouvernement djiboutien en faveur d’une intelligence artificielle responsable, inclusive et alignée sur les priorités nationales de développement. Elle a souligné la volonté des autorités de faire de l’IA un levier de modernisation, d’innovation et de création d’opportunités, tout en veillant à la protection des citoyens et au respect des valeurs éthiques. Prenant également la parole, le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies à Djibouti, José Barahona, a rappelé que derrière les technologies et les algorithmes, ce sont avant tout des femmes, des hommes et des communautés qui sont concernés. Il a salué le leadership du MDENI ainsi que l’appui technique de l’UNESCO et de la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (ESCWA) dans ce processus stratégique. Partager les connaissances, poser les basesLe cœur de l’atelier a été consacré au partage d’analyses et d’outils concrets. L’ESCWA a ouvert la séquence technique avec une présentation sur l’intelligence artificielle, ses opportunités, mais aussi les défis qu’elle pose aux États, notamment en matière de gouvernance, d’infrastructures, de compétences et de protection des données. L’UNESCO a présenté la Méthodologie d’évaluation de la préparation à l’IA (RAM – Readiness Assessment Methodology), qui constitue la base diagnostique nationale du processus. Cette méthodologie permet d’évaluer de manière structurée le niveau de préparation du pays à l’adoption de l’IA, sur les plans institutionnel, juridique, technique et sociétal.Les résultats de cette évaluation constituent le socle analytique sur lequel s’appuie l’élaboration de la Stratégie nationale de l’intelligence artificielle, afin de garantir une approche réaliste, adaptée aux capacités nationales et alignée sur les priorités de développement de Djibouti. Dans la continuité, la proposition initiale de la Stratégie nationale de l’intelligence artificielle a été présentée, posant les premiers jalons d’une vision djiboutienne de l’IA, ancrée dans les réalités locales et les priorités de développement du pays.Donner la parole aux experts… et à la jeunesseL’atelier s’est ensuite transformé en un véritable espace de dialogue et d’échanges. Experts nationaux, professionnels du numérique, représentants des institutions, mais aussi jeunes participants ont partagé leurs analyses, leurs attentes et leurs préoccupations. Les discussions ont permis d’enrichir la proposition initiale, de questionner certaines orientations et de proposer des pistes concrètes pour renforcer l’impact et la faisabilité de la future stratégie. Les avis, recommandations et contributions recueillis auprès du public, notamment des experts et des jeunes, joueront un rôle central dans la suite du processus. Ils viendront alimenter l’élaboration de la version finale de la Stratégie nationale de l’IA, afin de garantir qu’elle soit non seulement techniquement solide, mais aussi comprise, appropriée et portée par l’ensemble des acteurs nationaux. Faire de l’IA un projet humainL’ambition de Djibouti est claire : se doter d’une stratégie crédible, inclusive, souveraine et immédiatement opérationnelle, alignée sur la Vision Djibouti 2035, le Plan de développement 2025–2030 et le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2025–2030.En conclusion de son discours, José Barahona a rappelé un message fort, à travers les mots du Secrétaire général des Nations Unies : « Nous ne devons jamais permettre que l’intelligence artificielle devienne synonyme d’accroissement des inégalités. »À Djibouti, cette conviction guide un processus collectif où l’intelligence artificielle n’est pas envisagée comme une fin en soi, mais comme un outil au service des personnes, de la solidarité et du progrès partagé.
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Publication
17 février 2026
Étude « Emploi et industries culturelles et créatives à Djibouti »
Publié conjointement par l’UNESCO, le PNUD et l’ANPC, le rapport « Emploi et industries culturelles et créatives à Djibouti : Le potentiel des ICC pour l’emploi des jeunes » met en lumière un secteur économique mobilisant plus de 4 000 actifs à l’échelle nationale.L’étude analyse la contribution des industries culturelles et créatives à la diversification économique, à la création d’emplois et à l’autonomisation des femmes, en cohérence avec les priorités du Plan National de Développement ADEEG 2025–2030 et les Objectifs de Développement Durable, notamment l’ODD 8, l’ODD 5 et l’ODD 9.
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Histoire
22 février 2026
Formation en gestion de projets communautaires, migration, changement climatique et environnement
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le ministère délégué chargé de la décentralisation (MDCD) de Djibouti ont lancé une initiative de formation destinée à renforcer les capacités des institutions et des acteurs locaux en matière de gestion communautaire et de mobilité humaine, en lien avec le changement climatique, la dégradation de l’environnement et les catastrophes.Organisée du 2 au 16 février 2026, cette activité marque une nouvelle étape dans la coopération entre l’OIM et le MDCD pour soutenir les collectivités territoriales et les communautés djiboutiennes face aux défis croissants associés aux risques climatiques et environnementaux. « La stratégie du ministère de la décentralisation est de mener des actions conjointes avec l’OIM pour minimiser le poids de la migration et de faciliter la cohabitation entre les migrants et les communautés hôtes, » a dit M. Youssouf Abdallah Hassan, Directeur de la décentralisation.La première phase du programme, tenue au bureau de l’OIM à Héron du 2 au 4 février 2026, a réuni onze cadres du MDCD, formés aux notions clés sur la migration, les risques climatiques, la planification communautaire, les aspects genre et la mobilité humaine. « Renforcer notre partenariat avec le ministère délégué chargé de la décentralisation est essentiel. Il s’agit d’une avancée majeure pour renforcer une prise de conscience collective, intégrer ces enjeux dans les outils de développement local et identifier des solutions durables pour les communautés hôtes et migrantes » explique Mme Bianca Manacorda, Chargée de Programme en Migration, Environnement, Changement Climatique et Gestion des Risques de Catastrophe à l’OIM.Dans la continuité de cette première étape, des cadres du MDCD ont été déployés, du 8 au 16 février 2026, pour animer une série de sessions de formation destinée aux acteurs locaux des régions de Tadjourah, Obock, Dikhil, Arta et Ali Sabieh. Du 10 au 11 février, des sessions similaires ont été tenues à Dikhil et à Arta par des cadres du ministère de la décentralisation. La région d’Ali Sabieh a accueilli la dernière session, clôturant ainsi la série de formations qui s’est déroulée du 15 au 16 février 2026. Cette collaboration s’inscrit dans le cadre du projet « Soutien aux autorités djiboutiennes et aux acteurs non étatiques dans la gestion des flux migratoires mixtes », financé par l’Union européenne, ainsi que du Programme sur les données migratoires et le changement climatique soutenu par le Gouvernement du Danemark.
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Histoire
07 janvier 2026
Renforcement de l’entrepreneuriat des jeunes à Djibouti : formation et financement pour l’innovation
Du 14 au 30 décembre 2025, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le Ministère du Travail chargé de la formalisation et de la protection sociale à travers l’Institut National de l’Administration Publique (INAP) ont formé 50 jeunes Djiboutiens et Djiboutiennes à l’entreprenariat à Djibouti-ville.À l’issue de cette formation, dix projets ont été sélectionnés et ont bénéficié d’un financement initial afin de permettre à leurs porteurs de lancer leurs activités.La formation s’est inscrite dans le cadre du programme “Amélioration de la gestion régionale des migrations (BRMM)”, financé par le Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement du Royaume-Uni (FCDO), et mise en œuvre par l’OIM à Djibouti. L’initiative fait partie d’une dynamique régionale visant à promouvoir une migration de main-d’œuvre sûre, ordonnée et humaine dans l’Est et la Corne de l’Afrique.La formation s’est inscrite dans le cadre du programme “Amélioration de la gestion régionale des migrations (BRMM)”, financé par le Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement du Royaume-Uni (FCDO), et mise en œuvre par l’OIM à Djibouti. L’initiative fait partie d’une dynamique régionale visant à promouvoir une migration de main-d’œuvre sûre, ordonnée et humaine dans l’Est et la Corne de l’Afrique. Dans le cadre de ses efforts pour stimuler le développement des compétences dans la région, l’OIM a lancé en 2024 des incubateurs de projets pour les jeunes au Kenya et en Ouganda. Ces initiatives ont permis aux jeunes de présenter des idées d’entreprise et de bénéficier de subventions pour démarrer leurs activités. Fort de ce succès, l’initiative poursuit cette dynamique dans six autres pays dont Djibouti, le Burundi, l’Éthiopie, le Kenya, le Rwanda et le Soudan du Sud.A Djibouti, une première formation avait déjà été organisée en 2024 dans plusieurs régions : à Arta, Ali-Sabieh, Dikhil, Obock, Tadjourah, et Djibouti-ville. A l’issue de cette formation, plusieurs jeunes avaient obtenu un financement de démarrage après avoir présenté leur projet devant un jury.Chouaib, un bénéficiaire de l’initiative l’an dernier qui travaille dans la construction, témoigne : « J’ai commencé avec 15 échafaudages, aujourd’hui, mon entreprise en compte plus de 200, et emploie 3 personnes. Mon conseil : faites-vous un nom sur le marché avant tout.»En décembre 2025, 50 jeunes ont été sélectionnés parmi les 200 candidats pour suivre cette formation à l’entreprenariat. Si la majorité d’entre eux sont titulaires de licences ou de masters, ils sont aussi beaucoup à s’être lancé après le baccalauréat. Répartis en deux cohortes, ils ont bénéficié d’un programme de 13 modules axé sur la création de plans d’affaires, la présentation de projets, ou encore le pitch entrepreneurial. « La séléction n’était pas simple, les idées de projets étaient toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Nous n’avons pas nécessairement sélectionné les meilleurs, mais les plus réalistes et réalisables au regard du financement disponible, et du contexte djiboutien, » a commenté M. Abdourahman Yacin, l’un des formateurs.Les projets retenus reflètent la diversité et la créativité de la jeunesse djiboutienne, et couvrent des domaines aussi variés que la santé, l’art, la construction, l’enseignement, les services, ou l’innovation.« Kinésithérapeute, je suis venue défendre un projet qui sort de l’ordinaire et qui apportera une réelle valeur ajoutée à Djibouti. Je me sens chanceuse que mon projet ait été retenu, et qu’il bénéficie d’un financement pour son lancement, » confie Saredo Ali, lauréate.Mohamed, un autre participant, passionné d’art, partage : « L’art est pour moi un langage silencieux qui exprime l’émotion, la paix et l’identité. Ce qui m’a poussé vers l’art, c’est le besoin de créer, de transmettre, et de montrer que l’art peut être un métier et un chemin vers soi. Il m’aide à exprimer ce que je ne peux pas dire avec des mots. » Après deux semaines de formation, les jeunes participants sont désormais prêts à créer et gérer leur entreprise. Ils ont également été capables de présenter leurs projets respectifs dans le cadre d’une compétition. Dix lauréats — dont six filles et quatre garçons — ont chacun bénéficié d’un financement initial de 2 500 USD, soit 442 500 Fdj par projet, pour lancer leur activité à Djibouti-ville.L’Institut National de l’Administration Publique (INAP) a dispensé la formation cette année, en collaboration avec l’OIM pour renforcer les compétences entrepreneuriales des jeunes Djiboutiens. Ce partenariat illustre l’engagement commun, du gouvernement djiboutien et de l’OIM, à promouvoir l’emploi et l’innovation de la jeunesse.Désormais, la priorité sera d’assurer la pérennité de ces initiatives valorisant la créativité et l’innovation des jeunes. « Notre objectif est de mobiliser de nouveaux financements pour soutenir les jeunes dont les projets n’auront pas été retenus à ce stade, » nous explique M. Charmarké Idriss Ali, directeur de l’Institut National de l’Administration publique (INAP).
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Histoire
31 décembre 2025
Histoires en mouvement : huit récits qui inspirent l’espoir dans la mobilité humaine
Leila, Hasna, Jamal et tant d’autres incarnent le mouvement et la mobilité à Djibouti. Certains ont migré par choix, d’autres ont été contraints de fuir. Tous sont pourtant des visages de résilience et de transformation.Les personnes en mouvement ont un potentiel infini pour enrichir les sociétés, celles qu’elles quittent comme celles qui les accueillent.À l’occasion de la Journée internationale des migrants, l’OIM est allée à la rencontre de huit personnes à Djibouti, dont les vies ont été façonnées par la mobilité, à travers le travail, l’artisanat, le climat, les conflits, l’éducation ou la survie.Leurs histoires relient la migration à la famille, à la créativité, à l’apprentissage ou au sport. Ensemble, elles nous montrent comment la mobilité humaine peut toutes et tous nous inspirer. Le BijoutierBamba est originaire du Sénégal. Il est arrivé à Djibouti il y a plus de dix ans, à la suite d’une opportunité professionnelle. Fils des « Gnegno », ou « Teg », une caste sénégalaise de bijoutiers traditionnels, il perpétue un art ancestral transmis de génération en génération.À Djibouti, Bamba a partagé son savoir-faire avec les communautés locales, créant un pont entre l’Afrique de l’Ouest et la Corne de l’Afrique à travers des bijoux en or et en argent. Son installation dans la région a été facilitée par la présence d’une communauté sénégalaise déjà bien établie.
« Nous préparons les repas ensemble », raconte-t-il. Avec sa communauté, il organise chaque année une campagne de don de sang en faveur des personnes vivant avec le diabète.« Un jour, je devrai rentrer chez moi. » La CommissaireHasna a passé plus de vingt ans en Europe. Formée en scénographie, elle a travaillé sur des expositions dans des musées à Bruxelles. « Ce qui m’a frappée en premier en Belgique, c’est la diversité », se souvient-elle. « Tant de langues parlées au même endroit, cela m’a émerveillée. »Lorsque la pandémie de COVID-19 a bouleversé le secteur culturel, elle a décidé de rentrer dans son pays d’origine. « Djibouti accueille de nombreux migrants », explique-t-elle. « Et les Djiboutiens eux-mêmes sont très mobiles. »De retour chez elle, Hasna a mis au service de Djibouti les compétences acquises à l’étranger. Elle occupe aujourd’hui le poste de directrice et supervise sept départements de l’Agence nationale pour la promotion de la culture, dont les Archives nationales.« Un pays sans mouvement humain est un pays pauvre », dit-elle. « Personne ne peut empêcher la migration humaine. En revanche, nous devons aussi cesser de croire que “l’ailleurs” est un Eldorado. Nous pouvons créer et transformer énormément là où nous sommes. » Le PeintrePour certains, l’art est un refuge. Mais parfois, il devient une menace.Ibrahim a commencé à peindre à l’âge de huit ans, deux ans après le décès de sa mère. En grandissant en Somalie, la vie était difficile.
« J’étais caricaturiste », explique-t-il. Son art est devenu son moyen de subsistance, puis une menace.« Des personnes ont commencé à me chercher pour me tuer. Elles me harcelaient. »Une nuit, un groupe d’hommes armés est venu chez lui. Ils l’ont agressé et menacé de mort s’il continuait. Il en est ressorti blessé.Après cela, Ibrahim et sa famille ont fui et trouvé refuge à Djibouti. Aujourd’hui, il continue de peindre, utilisant son art pour reconstruire sa vie et subvenir aux besoins de sa famille. La Nouvelle SédentaireSabira vit à Assourat, une petite communauté située près de Tadjourah, dans le nord de Djibouti. Elle vivait autrefois de son bétail, mais la sécheresse et la pénurie d’eau ont décimé ses animaux, la forçant à se rapprocher de la ville. De nouvelles maisons avaient été construites autour d’une école, offrant la promesse d’un avenir différent.« Là où je vivais avant, je souffrais de solitude. Mes enfants ne pouvaient pas aller à l’école et passaient leurs journées à garder les animaux », raconte-t-elle.Aujourd’hui, ses enfants ont accès à l’éducation et Sabira dispose d’un logement. Si leur vie a changé, elle continue de transmettre les traditions de son peuple nomade. Elle apprend à ses enfants la fabrication de perles et le tressage des feuilles de palmier pour créer la daboyta, afin que leurs traditions perdurent. Le ProtecteurLa vie de Jamal a basculé lorsqu’il a appris que son neveu de 16 ans avait quitté l’Éthiopie pour tenter de rejoindre la péninsule Arabique, et avait été capturé par des passeurs au Yémen. Après avoir payé une rançon et son neveu n'étant toujours pas libéré, Jamal a décidé de partir lui-même pour tenter de le sauver.Lorsqu’il a retrouvé son neveu, il a fait semblant de ne pas le reconnaître afin de ne pas éveiller les soupçons des trafiquants. Jamal a élaboré un plan pour libérer les captifs, mais celui-ci n’a que partiellement réussi.Son neveu a pu s’échapper, mais Jamal a été capturé et torturé. Les trafiquants lui ont enveloppé les pieds dans des sacs en plastique et les ont brûlés à plusieurs reprises.Jamal est finalement parvenu à revenir et a séjourné dans des centres de l’OIM. L’OIM l’a aidé à rentrer en Éthiopie, où son neveu et sa famille l’attendent.« Je veux que le monde sache que tout est possible », dit-il. « La vie est dure, mais même quand on n’a plus de pieds, on peut atteindre ce que l’on espère. » La Guetteuse de PluieNotre voyage se poursuit à Assamo, une zone montagneuse isolée près de la frontière éthiopienne, où vit Leila. Son peuple est composé de pasteurs nomades, qui dépendent de leurs animaux pour survivre.« Je suis heureuse de ma vie nomade », explique-t-elle.
« Rester au même endroit n’est pas une option pour nous. Nous nous déplaçons pour suivre la pluie, c’est notre mode de vie. »Mais les sécheresses prolongées bouleversent cette existence. « La sécheresse est dangereuse », explique Leila. « Elle assèche les points d’eau, tue le bétail et laisse les gens affamés. Nous n’avons pas besoin d’aide quand il pleut ; c’est pendant les sécheresses que l’assistance devient essentielle. »Alors que l’eau disparaît, certains partent vers la ville, tandis que d’autres choisissent de rester. Pour les femmes, la vie nomade comporte des risques supplémentaires. Leila a perdu cinq enfants — certains avant la naissance, d’autres peu après. Malgré tout, elle reste ancrée à sa terre, avec sa famille et ses troupeaux, se déplaçant au rythme de la pluie. L’Entraîneur de TennisMichael a quitté son pays lorsque la guerre a éclaté. Il était alors un jeune adulte. Depuis, il vit à Djibouti en tant que réfugié érythréen, et vit de sa passion de toujours : le tennis.Il a commencé à jouer enfant et a participé à des compétitions dans plusieurs pays africains. À Djibouti, il a obtenu son diplôme d’entraîneur et a commencé à former des enfants de tous âges, y compris les siens.« Le tennis, c’est toute ma vie », explique Michael. « À Djibouti, quand on parle de tennis, on mentionne toujours mon nom. »Michael enseigne à ses enfants la même discipline sur le court qu’à l’école. « Pour moi », dit-il, « le sport et l’éducation vont de pair. Les enfants ont besoin des deux. » L’EnseignantCe qui a d’abord lié Yves à Djibouti, c’est une relation académique. Enseignant à l’Université d’Antananarivo à Madagascar, il a formé de nombreux étudiants djiboutiens et tissé des liens étroits avec ceux qui étudiaient grâce à des bourses.Il a ensuite répondu à un appel du gouvernement djiboutien visant à renforcer la coopération universitaire, en faisant venir des enseignants malgaches à Djibouti.« J’ai activement participé à la création de la première et unique université de Djibouti », explique-t-il. « L’enseignement est une vocation. Aujourd’hui, j’enseigne aux côtés de certains de mes anciens étudiants, qui ont depuis obtenu leur doctorat. Cela me touche profondément. »En parallèle de son travail en mathématiques et en informatique, Yves est également vice-président de l’association Vivre plus fort, qui soutient les personnes en situation de handicap. Préserver l’humanité de la mobilitéTout au long du mois de décembre, l’OIM à Djibouti présente « My Great Story – Threads of Migration in Djibouti », une exposition photographique qui met en lumière certaines des grandes histoires qui composent la mobilité djiboutienne.Produite en collaboration avec le photographe et Ambassadeur de bonne volonté de l’OIM Paul Choy, ainsi qu’avec le HCR à Djibouti, l’exposition est accessible en ligne.À travers ces images et ces récits, nous voyons que lorsque la mobilité est protégée et bien gouvernée, elle peut devenir une source de force et d’espoir. À Djibouti, l’OIM œuvre pour protéger les personnes en mouvement, renforcer les communautés de la diaspora et les sociétés d’accueil, afin que la migration reste sûre, digne et porteuse de possibilités. Ecrit par : Mylaèle Negga | Chargée de communication, OIM Djibouti
« Nous préparons les repas ensemble », raconte-t-il. Avec sa communauté, il organise chaque année une campagne de don de sang en faveur des personnes vivant avec le diabète.« Un jour, je devrai rentrer chez moi. » La CommissaireHasna a passé plus de vingt ans en Europe. Formée en scénographie, elle a travaillé sur des expositions dans des musées à Bruxelles. « Ce qui m’a frappée en premier en Belgique, c’est la diversité », se souvient-elle. « Tant de langues parlées au même endroit, cela m’a émerveillée. »Lorsque la pandémie de COVID-19 a bouleversé le secteur culturel, elle a décidé de rentrer dans son pays d’origine. « Djibouti accueille de nombreux migrants », explique-t-elle. « Et les Djiboutiens eux-mêmes sont très mobiles. »De retour chez elle, Hasna a mis au service de Djibouti les compétences acquises à l’étranger. Elle occupe aujourd’hui le poste de directrice et supervise sept départements de l’Agence nationale pour la promotion de la culture, dont les Archives nationales.« Un pays sans mouvement humain est un pays pauvre », dit-elle. « Personne ne peut empêcher la migration humaine. En revanche, nous devons aussi cesser de croire que “l’ailleurs” est un Eldorado. Nous pouvons créer et transformer énormément là où nous sommes. » Le PeintrePour certains, l’art est un refuge. Mais parfois, il devient une menace.Ibrahim a commencé à peindre à l’âge de huit ans, deux ans après le décès de sa mère. En grandissant en Somalie, la vie était difficile.
« J’étais caricaturiste », explique-t-il. Son art est devenu son moyen de subsistance, puis une menace.« Des personnes ont commencé à me chercher pour me tuer. Elles me harcelaient. »Une nuit, un groupe d’hommes armés est venu chez lui. Ils l’ont agressé et menacé de mort s’il continuait. Il en est ressorti blessé.Après cela, Ibrahim et sa famille ont fui et trouvé refuge à Djibouti. Aujourd’hui, il continue de peindre, utilisant son art pour reconstruire sa vie et subvenir aux besoins de sa famille. La Nouvelle SédentaireSabira vit à Assourat, une petite communauté située près de Tadjourah, dans le nord de Djibouti. Elle vivait autrefois de son bétail, mais la sécheresse et la pénurie d’eau ont décimé ses animaux, la forçant à se rapprocher de la ville. De nouvelles maisons avaient été construites autour d’une école, offrant la promesse d’un avenir différent.« Là où je vivais avant, je souffrais de solitude. Mes enfants ne pouvaient pas aller à l’école et passaient leurs journées à garder les animaux », raconte-t-elle.Aujourd’hui, ses enfants ont accès à l’éducation et Sabira dispose d’un logement. Si leur vie a changé, elle continue de transmettre les traditions de son peuple nomade. Elle apprend à ses enfants la fabrication de perles et le tressage des feuilles de palmier pour créer la daboyta, afin que leurs traditions perdurent. Le ProtecteurLa vie de Jamal a basculé lorsqu’il a appris que son neveu de 16 ans avait quitté l’Éthiopie pour tenter de rejoindre la péninsule Arabique, et avait été capturé par des passeurs au Yémen. Après avoir payé une rançon et son neveu n'étant toujours pas libéré, Jamal a décidé de partir lui-même pour tenter de le sauver.Lorsqu’il a retrouvé son neveu, il a fait semblant de ne pas le reconnaître afin de ne pas éveiller les soupçons des trafiquants. Jamal a élaboré un plan pour libérer les captifs, mais celui-ci n’a que partiellement réussi.Son neveu a pu s’échapper, mais Jamal a été capturé et torturé. Les trafiquants lui ont enveloppé les pieds dans des sacs en plastique et les ont brûlés à plusieurs reprises.Jamal est finalement parvenu à revenir et a séjourné dans des centres de l’OIM. L’OIM l’a aidé à rentrer en Éthiopie, où son neveu et sa famille l’attendent.« Je veux que le monde sache que tout est possible », dit-il. « La vie est dure, mais même quand on n’a plus de pieds, on peut atteindre ce que l’on espère. » La Guetteuse de PluieNotre voyage se poursuit à Assamo, une zone montagneuse isolée près de la frontière éthiopienne, où vit Leila. Son peuple est composé de pasteurs nomades, qui dépendent de leurs animaux pour survivre.« Je suis heureuse de ma vie nomade », explique-t-elle.
« Rester au même endroit n’est pas une option pour nous. Nous nous déplaçons pour suivre la pluie, c’est notre mode de vie. »Mais les sécheresses prolongées bouleversent cette existence. « La sécheresse est dangereuse », explique Leila. « Elle assèche les points d’eau, tue le bétail et laisse les gens affamés. Nous n’avons pas besoin d’aide quand il pleut ; c’est pendant les sécheresses que l’assistance devient essentielle. »Alors que l’eau disparaît, certains partent vers la ville, tandis que d’autres choisissent de rester. Pour les femmes, la vie nomade comporte des risques supplémentaires. Leila a perdu cinq enfants — certains avant la naissance, d’autres peu après. Malgré tout, elle reste ancrée à sa terre, avec sa famille et ses troupeaux, se déplaçant au rythme de la pluie. L’Entraîneur de TennisMichael a quitté son pays lorsque la guerre a éclaté. Il était alors un jeune adulte. Depuis, il vit à Djibouti en tant que réfugié érythréen, et vit de sa passion de toujours : le tennis.Il a commencé à jouer enfant et a participé à des compétitions dans plusieurs pays africains. À Djibouti, il a obtenu son diplôme d’entraîneur et a commencé à former des enfants de tous âges, y compris les siens.« Le tennis, c’est toute ma vie », explique Michael. « À Djibouti, quand on parle de tennis, on mentionne toujours mon nom. »Michael enseigne à ses enfants la même discipline sur le court qu’à l’école. « Pour moi », dit-il, « le sport et l’éducation vont de pair. Les enfants ont besoin des deux. » L’EnseignantCe qui a d’abord lié Yves à Djibouti, c’est une relation académique. Enseignant à l’Université d’Antananarivo à Madagascar, il a formé de nombreux étudiants djiboutiens et tissé des liens étroits avec ceux qui étudiaient grâce à des bourses.Il a ensuite répondu à un appel du gouvernement djiboutien visant à renforcer la coopération universitaire, en faisant venir des enseignants malgaches à Djibouti.« J’ai activement participé à la création de la première et unique université de Djibouti », explique-t-il. « L’enseignement est une vocation. Aujourd’hui, j’enseigne aux côtés de certains de mes anciens étudiants, qui ont depuis obtenu leur doctorat. Cela me touche profondément. »En parallèle de son travail en mathématiques et en informatique, Yves est également vice-président de l’association Vivre plus fort, qui soutient les personnes en situation de handicap. Préserver l’humanité de la mobilitéTout au long du mois de décembre, l’OIM à Djibouti présente « My Great Story – Threads of Migration in Djibouti », une exposition photographique qui met en lumière certaines des grandes histoires qui composent la mobilité djiboutienne.Produite en collaboration avec le photographe et Ambassadeur de bonne volonté de l’OIM Paul Choy, ainsi qu’avec le HCR à Djibouti, l’exposition est accessible en ligne.À travers ces images et ces récits, nous voyons que lorsque la mobilité est protégée et bien gouvernée, elle peut devenir une source de force et d’espoir. À Djibouti, l’OIM œuvre pour protéger les personnes en mouvement, renforcer les communautés de la diaspora et les sociétés d’accueil, afin que la migration reste sûre, digne et porteuse de possibilités. Ecrit par : Mylaèle Negga | Chargée de communication, OIM Djibouti
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Histoire
08 mars 2026
Se retrouver autour d’une tasse de café pour penser l’avenir à Djibouti
Dans le jardin du Centre de réponse aux migrations (MRC) d'Obock, géré par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), un groupe de femmes se retrouve pendant que l'odeur du café torréfié se répand dans l'air. Ce qui commence comme une cérémonie du café traditionnelle devient peu à peu autre chose, un moment de connexion, de familiarité et de force partagée.Zinach, 21 ans, cueille délicatement de l'herbe fraîche, se préparant à l'étaler sur le sol et à délimiter un espace pour la cérémonie du café. Dans la cuisine, d'autres femmes, migrantes et membres de l’OIM, préparent des plateaux, disposent de petites tasses et ajustent leurs robes. De la musique éthiopienne s’élève doucement d’une enceinte à proximité. Bientôt, le centre résonne des conversations, des rires et du rythme régulier des claquements de mains.À l'intérieur, l'injera cuit lentement, son parfum chaud se mêlant à la douceur du gâteau dans le four. Ce pain plat moelleux et spongieux à base de farine de teff fermentée est un aliment de base de la cuisine éthiopienne et représente le goût familier du pays pour beaucoup des femmes réunies ici. Le pop-corn éclate dans l'huile chaude d’une grande marmite, provoquant à chaque fois le sourire des femmes qui se tiennent autour. La cérémonie se déroule naturellement, à travers des gestes partagés et de petits moments d'attention. Préparer ensembleZahra et Fatouma préparent l'injera tôt le matin, afin que le déjeuner soit prêt pour les migrants hébergés au MRC. Aux premières heures du jour, elles travaillent côte à côte, versant la pâte en cercles réguliers et disposant les plateaux pour le repas de midi. Ici, préparer les repas est plus qu'une simple routine, c'est un geste d'attention et de continuité. Un rituel familierLe pop-corn est préparé dans une grande casserole en métal tandis que les femmes se rassemblent autour, souriant à chaque grain qui éclate. De petits rituels comme celui-ci apportent des moments de convivialité et de chaleur dans un lieu inconnu. Bientôt, la jebena, la cafetière traditionnelle en terre cuite noire, est placée au centre du cercle tandis que l'encens s'élève doucement dans l'air et que des dattes, des biscuits et des parts de gâteau sont disposés sur des plateaux tissés. Recréer un foyerIl est temps de préparer l'espace, et chaque détail est soigneusement étudié. Les tasses sont disposées en rangées bien ordonnées, les plateaux sont ajustés et les mains passent silencieusement d'une tâche à l'autre. La disposition elle-même a une signification, créant un moment d'ordre, de calme et d’identité. Au fond, la cérémonie est un instant de partage et de connexion. La force de la communauté« J'adore les cérémonies du café avec les femmes d'ici », dit Zinach. « Cela me rappelle mon pays. » Elle pense à sa famille en Éthiopie, aux repas partagés, aux rires et aux longues conversations qui se prolongeaient tard dans la soirée. « J'ai grandi dans la pauvreté », explique-t-elle.« Quand ma fille est née, pendant les six premiers mois de sa vie, je l'ai portée dans mes bras toute la journée, même lorsque je cuisinais l'injera, que je lavais des vêtements et que j’essayais de gagner ma vie. Je voulais lui offrir une vie meilleure. »Zinach a confié sa fille à sa famille et s'est lancée dans un voyage qui s'est avéré beaucoup plus difficile qu'elle ne l'avait imaginé. Des espaces de confiance pour les femmes en déplacementPour les femmes en déplacement, disposer d'espaces sûrs est essentiel. Partout dans le monde, les femmes migrantes et déplacées se heurtent à des obstacles en matière de documentation, d'emploi et de justice. Beaucoup sont exposées à l'exploitation ou aux abus, mais ont du mal à obtenir de l'aide. Pour réduire ces risques, il faut commencer par leur donner accès à des refuges sûrs, à des services fiables et à des espaces où leur dignité est respectée. Au centre d'Obock, ces rassemblements quotidiens offrent plus qu'un simple réconfort : ils permettent d'instaurer la confiance. Une voix forteFatimah, 22 ans, écoute attentivement pendant que le premier café est servi. Son parcours migratoire a été marqué par le mensonge et la coercition. « Je me considère comme une femme forte », dit-elle. « J'ai continué à demander de l'aide jusqu'à ce que quelqu'un m'écoute. »Aujourd'hui, son objectif est de rentrer chez elle et de reconstruire sa vie. Elle rêve d'ouvrir un atelier de couture. Les robes afar jaunes portées pendant la cérémonie ont été cousues de ses propres mains, preuve de son talent et de sa détermination. « Je veux travailler et créer quelque chose qui m'appartienne », dit-elle.« Je veux que mon fils me voie réussir. » Faire valoir ses droits dans la sécuritéDans de nombreuses situations de crise, les femmes et les filles sont exposées à davantage de risques lorsqu'elles n'ont pas accès à un hébergement sûr et à des services de base. Avoir un endroit où l'on se sent en sécurité peut tout changer. À Obock, ce sentiment de sécurité réside dans de petits moments partagés. Autour d'un café, les femmes discutent, rient et se réconfortent mutuellement. Lorsque la dernière tasse est servie, la musique monte et l’énergie gagne tout le monde.Pendant un moment, le chemin qui reste à parcourir semble un peu plus léger.
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Histoire
23 février 2026
Lancement de l’Agence de la Voirie Régionale d’Arta : avec l’OIM et l’Union européenne, Arta renforce sa capacité de gestion de déchets
Le 16 février, le Conseil régional d’Arta a officiellement lancé l’Agence de la Voirie Régionale, avec le soutien de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et de l’Union européenne. Ce lancement constitue une avancée majeure pour renforcer les services publics locaux et faire d’Arta une ville plus propre et résiliente.À cette occasion, des équipements clés destinés à améliorer la gestion des déchets — conteneurs, kits de premiers secours et produits désinfectants — ont été remis.La cérémonie a rassemblé une soixantaine de participants, dont les autorités régionales, des représentants communautaires et des femmes bénévoles engagées dans la collecte des déchets. Face à une croissance démographique soutenue et à une urbanisation accélérée, la ville d’Arta connaît une augmentation significative de la production de déchets. En outre, le projet en cours de modernisation du corridor routier Djibouti–Éthiopie contribue également à un afflux de nouvelles demandes d’installation en ville. C’est dans ce contexte que le Conseil régional a jugé essentiel de mettre en place une agence spécialisée à la collecte et à la gestion des déchets.« À Arta, la gestion des déchets est une priorité que nous devons mener en collaboration avec nos partenaires technique et financier que sont l’OIM et l’UE. » — Mme Filsan Elmi, Première vice-présidente du Conseil régional d’Arta.Ce lancement s’inscrit dans le cadre du projet « Soutien aux autorités djiboutiennes et aux acteurs non étatiques dans la gestion des flux migratoires mixtes », mis en œuvre par l’OIM et financé par le Mécanisme Flexible de l’Union européenne. « L’OIM est fière d’accompagner cette initiative. Depuis plusieurs années, nous travaillons étroitement avec les autorités djiboutiennes pour améliorer les services publics de proximité, renforcer les institutions locales et promouvoir des pratiques qui soutiennent une urbanisation maîtrisée, durable et inclusive. » — M. David Marques, Chef des Programmes de l’OIM.L’OIM appuie les autorités djiboutiennes dans le renforcement des services publics de proximité, notamment la gestion des déchets et la salubrité urbaine. En créant des agences de voirie, l’OIM contribue à améliorer les conditions de vie, réduire les risques sanitaires et renforcer la cohésion sociale dans des zones urbaines situées sur des axes migratoires sensibles.« L’Union européenne souhaite accompagner Arta dans son ambition de devenir une destination touristique ; la propreté urbaine est un préalable indispensable. » — M. Gerald Hatler, Chef de la Coopération, Délégation de l’Union européenne à Djibouti et auprès de l’IGAD. Depuis plusieurs années, des femmes bénévoles assuraient la collecte des déchets à Arta et Wéa, un engagement salué par les autorités.« Nous nous sommes engagées pour maintenir la propreté de notre environnement, car la santé de nos familles en dépend. Avec l’ouverture de l’agence de voirie, nous pourrons contribuer encore davantage à l’embellissement d’Arta. » — Mme Khadija Houssein Food, femme bénévole et membre de la coopérative de collecte de déchets d’Arta.La gestion des déchets est désormais une priorité pour faire d’Arta une ville propre et attractive. Dans cette optique, une délégation du Conseil régional a mené une mission d’échange à Ali Sabieh et Dikhil afin d’étudier les bonnes pratiques et identifier les modèles les mieux adaptés pour Arta. « Pour assurer la durabilité de l’agence, nous avons besoin de formations en hygiène, gestion des déchets et compétences techniques, notamment pour la maintenance des véhicules et des tricycles électriques, utilisées pour la collecte des déchets. » — M. Saad Said Robleh, Directeur de l’AVRA.Pour assurer la durabilité de l’agence, le Conseil régional prévoit des consultations communautaires. Des actions de sensibilisation accompagneront également ce processus pour clarifier le rôle de l’agence et encourager l’adoption de bonnes pratiques de gestion des déchets.
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Histoire
02 février 2026
Djibouti franchit une étape historique : validation nationale et dépôt du tout premier dossier de nomination au Patrimoine mondial de l’UNESCO avec le site d’art rupestre d’Abourma
La République de Djibouti a franchi une étape majeure dans la reconnaissance de son patrimoine culturel matériel avec la validation nationale et le dépôt officiel de son tout premier dossier de proposition d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, portant sur le site d’art rupestre d’Abourma.Cette avancée est l’aboutissement d’un processus national structuré, scientifique et participatif, conduit sous le leadership des autorités djiboutiennes, avec l’accompagnement technique et méthodologique de l’UNESCO à travers le Centre du patrimoine mondial et ses programmes dédiés au renforcement des capacités des États africains. Une validation nationale fondée sur l’expertise et la concertationEn amont du dépôt officiel, un atelier national de validation scientifique et institutionnelle s’est tenu à Djibouti, réunissant les autorités nationales compétentes, des experts nationaux et internationaux, les institutions concernées ainsi que les parties prenantes locales.Cet atelier a permis de consolider collectivement le contenu du dossier, d’en valider les fondements scientifiques, juridiques et de gouvernance, et d’assurer son alignement avec les exigences de la Convention du patrimoine mondial de 1972.À l’issue de ce processus national, agissant au nom de la République de Djibouti, S.E.M. Ayeid Mousseid Yahya, Ambassadeur de Djibouti en France et Délégué permanent auprès de l’UNESCO, a procédé le 29 janvier 2026 au dépôt officiel du dossier de candidature du site d’art rupestre d’Abourma auprès du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, représenté par M. Lazare Eloundou Assomo, Directeur du Centre du patrimoine mondial. Une démarche inscrite dans les priorités nationales et les cadres internationauxCette candidature s’inscrit dans les priorités nationales de la République de Djibouti en matière de protection, de valorisation et de transmission du patrimoine culturel, en cohérence avec les principes et les obligations de la Convention du patrimoine mondial de 1972.Elle a été conduite par le Ministère de la Jeunesse et de la Culture, sous l’autorité de S.E. Dr Hibo Moumin Assoweh, dans une approche intégrée visant à renforcer le rôle du patrimoine culturel comme levier de développement durable, de cohésion sociale et d’appropriation par les communautés.Dans cette perspective, le processus engagé autour du site d’Abourma s’inscrit également dans une réflexion plus large sur l’intégration progressive du patrimoine et du tourisme culturel durable au sein des cadres nationaux de planification, notamment dans le contexte de l’élaboration du Plan national de développement 2025–2030, qui met l’accent sur la diversification économique, le développement territorial équilibré et la valorisation durable des ressources culturelles et naturelles.Un accompagnement structurant de l’UNESCOLa République de Djibouti a bénéficié d’un accompagnement technique et méthodologique structurant de l’UNESCO tout au long du processus de préparation de sa première candidature au Patrimoine mondial.À travers le Centre du patrimoine mondial et le programme Créer un avenir pour le patrimoine mondial en Afrique, l’UNESCO a soutenu les autorités nationales dans la structuration scientifique du dossier, son alignement avec les normes internationales de conservation, de protection et de gestion du patrimoine, ainsi que dans le renforcement des capacités nationales et territoriales en matière de gouvernance des sites patrimoniaux.Cet accompagnement a permis de consolider une approche rigoureuse, participative et durable, plaçant les communautés locales au cœur du dispositif de sauvegarde et inscrivant le site d’Abourma dans une vision de long terme, où le patrimoine contribue à la transmission de valeurs universelles, à la cohésion sociale et au développement territorial.Les contributions financières et techniques du Japon, du Royaume d’Arabie Saoudite, de la France et du Fonds du patrimoine mondial ont été particulièrement précieuses pour soutenir cet accompagnement et renforcer les capacités nationales, dans un cadre coordonné par les mécanismes de l’UNESCO. Une expertise nationale mobiliséeLe dossier de candidature repose sur les travaux de chercheurs djiboutiens, l’implication de la Commission nationale du patrimoine culturel, ainsi que sur une collaboration étroite entre experts nationaux et experts internationaux.Ce travail collectif a permis un inventaire rigoureux, documenté et scientifiquement validé des ensembles d’art rupestre néolithique du massif du Makarassou et du site d’Abourma, témoignant d’une occupation humaine ancienne et d’une valeur patrimoniale exceptionnelle. Une gouvernance territoriale et communautaire renforcéeLe processus a associé étroitement les autorités locales, le Ministère délégué chargé de la Décentralisation, ainsi que les collectivités territoriales concernées.L’installation officielle du Comité local de gestion du site d’art rupestre d’Abourma, dans la région de Tadjourah, constitue une étape structurante, plaçant les communautés locales au cœur des dispositifs de protection, de gestion, de valorisation et de transmission du site.À travers la validation nationale du dossier et son dépôt officiel auprès de l’UNESCO, la République de Djibouti affirme sa volonté de préserver durablement son patrimoine culturel, de renforcer sa contribution à l’histoire universelle de l’humanité, et de faire de la culture un pilier stratégique de développement durable, de cohésion sociale et de paix.
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Histoire
20 novembre 2025
L’énergie solaire au cœur de la Vision Djibouti 2035 : retour sur le FNES 2025
Le mercredi 12 novembre 2025, Djibouti a franchi une étape majeure dans sa transition énergétique avec la tenue du Forum National sur la Promotion de l’Énergie Solaire (FNES 2025), organisé par le Ministère de l’Énergie et des Ressources Naturelles, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), avec l’appui financier du Joint SDG Fund. L’événement, accueilli au Djibouti Palace Kempinski, a réuni les principaux acteurs publics et privés du secteur de l’énergie, les partenaires techniques et financiers, les chercheurs, les jeunes entrepreneurs ainsi que les organisations de la société civile. Ce forum s’inscrit pleinement dans la dynamique de la Vision Djibouti 2035 et dans les engagements du pays en matière de lutte contre le changement climatique à travers sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN). Il traduit la volonté affirmée des autorités djiboutiennes de faire de l’énergie solaire un levier central de la sécurité énergétique, de la croissance économique et du développement durable. Le développement des énergies renouvelables constitue une opportunité stratégique pour réduire la dépendance aux hydrocarbures, diminuer les émissions de gaz à effet de serre et améliorer l’accès à l’électricité, en particulier dans les zones rurales et périurbaines. Les échanges ont mis en évidence le rôle structurant que peut jouer le solaire dans la transformation durable du modèle énergétique national. Pensé comme une véritable plateforme nationale de dialogue, le FNES 2025 avait pour objectif de promouvoir une culture d’autoproduction et d’autoconsommation solaire, tout en posant les bases d’un déploiement massif de l’énergie solaire à l’échelle du pays. Les discussions ont permis d’identifier les obstacles techniques, économiques et réglementaires, et de proposer des solutions concrètes pour accélérer la transition énergétique, tout en valorisant les bonnes pratiques locales et régionales. Tout au long de la journée, les échanges ont porté notamment sur l’autoconsommation solaire, l’électrification des zones isolées par des mini réseaux, la normalisation et la qualité des équipements, les mécanismes de financement innovants, ainsi que la formation et l’insertion professionnelle des jeunes dans les métiers du solaire. Les participants ont unanimement souligné l’importance de disposer d’un cadre réglementaire clair, incitatif et sécurisé pour encourager l’investissement privé et structurer durablement le marché national. Dans ce cadre, il a été rappelé que l’appui du Joint SDG Fund a permis d’accompagner des réformes structurantes du secteur, notamment à travers la mise à jour de deux arrêtés encadrant les licences de production d’électricité solaire et la fixation des prix de vente, ainsi que l’adoption d’un nouveau décret relatif à la normalisation, à la qualité et à la certification des équipements solaires. Ces avancées réglementaires constituent aujourd’hui un socle essentiel pour le développement d’un marché solaire transparent, compétitif et durable à Djibouti.Lors de l’ouverture du forum, le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies à Djibouti a salué la montée en puissance des start-ups locales du solaire ainsi que les efforts des ingénieurs djiboutiens engagés dans la production de solutions photovoltaïques adaptées au contexte national. Il a mis en avant le potentiel du solaire pour faire de Djibouti un hub énergétique régional, tout en améliorant l’accès à l’électricité dans les zones rurales. De son côté, le Ministre de l’Énergie a rappelé que Djibouti bénéficie de l’un des taux d’ensoleillement les plus élevés d’Afrique, un atout stratégique majeur pour réussir la transition énergétique. Il a insisté sur le rôle du solaire dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le renforcement de l’indépendance énergétique et l’accès universel à l’électricité, au cœur du projet de développement national porté par la Vision Djibouti 2035. Il a également souligné les réformes déjà engagées, notamment l’ouverture aux producteurs indépendants d’électricité et la promotion des partenariats public-privé, afin de faciliter l’investissement dans le secteur solaire. Plusieurs projets structurants ont été mis en lumière au cours du forum, notamment le développement de programmes d’électrification rurale via des mini centrales solaires, la construction d’une centrale solaire de 25 MW au Grand Bara avec système de stockage, les perspectives de production locale de panneaux photovoltaïques adaptés aux conditions climatiques du pays, ainsi que la mise en place prochaine d’un centre de recherche et d’innovation sur les technologies solaires (STAR-C). Un appel a également été lancé aux institutions financières pour la mise en place de mécanismes de crédit vert, afin de faciliter l’accès au financement des projets solaires. Le rôle clé du PNUD, du PNUE et du Joint SDG Fund a été fortement mis en exergue dans l’accompagnement des politiques publiques nationales en matière d’énergies renouvelables, à travers le renforcement des capacités institutionnelles, l’appui à la structuration du secteur privé et la mise en œuvre de projets à fort impact pour les populations. Au-delà des enjeux énergétiques et climatiques, le développement du solaire apparaît aussi comme une opportunité majeure pour la jeunesse djiboutienne, en matière d’emplois verts, d’entrepreneuriat et d’innovation. La formation, la recherche et le transfert de compétences ont été identifiés comme des leviers essentiels pour bâtir un écosystème solaire national performant, inclusif et durable. Le FNES 2025 marque ainsi le début d’une nouvelle ère pour l’énergie solaire à Djibouti. En instaurant un dialogue national structuré entre l’État, le secteur privé et les partenaires internationaux, le forum ouvre la voie à des actions concrètes pour transformer le fort potentiel solaire du pays en un véritable levier de développement durable. À l’issue de la rencontre, les organisateurs ont annoncé la tenue d’une seconde édition en 2026, confirmant l’ancrage du solaire comme pilier central de la politique énergétique nationale.
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Histoire
08 novembre 2025
L'OIM appelle la communauté internationale à plus de soutien et de coopération à Djibouti
Lors d'une récente visite à Djibouti, la directrice générale adjointe chargée des opérations de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), Ugochi Daniels, a exhorté la communauté internationale à accroître ses investissements pour une gestion globale des migrations qui allie aide humanitaire et développement à long terme. Stratégiquement situé au carrefour des routes migratoires de la Corne de l'Afrique, Djibouti joue un rôle essentiel dans la stabilité et la mobilité de la région. Au cours de sa visite, la Directrice générale adjointe Ugochi Daniels a pu constater les difficultés rencontrées par les migrants qui empruntent la route de l’est, notamment à la frontière, ainsi que les efforts mis en œuvre par le gouvernement djiboutien pour aider à la fois les migrants et les communautés d'accueil, malgré des ressources limitées. Chaque année, un grand nombre de migrants - équivalant à plus d'un tiers de la population du pays - traverse le territoire le long de la route de l’est, l'un des couloirs migratoires les plus fréquentés et les plus meurtriers au monde. « Djibouti est à la fois un pays d'origine, de transit et de destination pour des milliers de personnes qui entreprennent des voyages périlleux », a déclaré Mme Daniels. « L'ampleur et la complexité de ces mouvements sont immenses. Ce pays accueillant, comptant un million d'habitants seulement, doit faire face à des flux qui ont augmenté de 56 % entre 2023 et 2024. Le moment est venu pour la communauté internationale de se rassembler dans un esprit de solidarité et d'investir dans des solutions communes qui renforcent la résilience, donnent des opportunités et soutiennent les efforts de Djibouti dans la gestion de ces flux ». Si le pays continue à faire face à la migration irrégulière, notamment à des décès tragiques dans les conditions difficiles du désert, il démontre également comment des actions humaines et innovantes peuvent transformer la mobilité en une source de résilience et de croissance. Au cours de sa visite, la Directrice générale adjointe a rencontré S.E. Abdoulkader Kamil Mohamed, Premier ministre de la République de Djibouti, ainsi que des hauts fonctionnaires, des communautés locales et des équipes de l'OIM qui mettent en œuvre des programmes visant à établir un lien entre l'action humanitaire et le développement durable. À Douda, des femmes incarnent la résilience grâce à des projets agricoles qui contribuent à réduire les pressions à l'origine des déplacements tout en améliorant la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance. À Ali Sabieh, une initiative pionnière en matière de gestion des déchets transforme un problème environnemental en opportunité de changement et améliore les conditions de travail et le bien-être de la communauté. Au lac Assal et à Galileh, les équipes qui travaillent sur la Matrice de suivi des déplacements de l'OIM continuent de collecter des données essentielles en temps réel sur les mouvements de population afin de garantir que les interventions humanitaires restent rapides et ciblées. Des équipes mobiles sont également présentes sur le terrain chaque jour, fournissant des services essentiels aux migrants, souvent sous une chaleur écrasante. Au niveau national, l'OIM et le gouvernement de Djibouti travaillent ensemble pour développer des voies de migration régulières, notamment via des initiatives de mobilité des travailleurs avec le Canada. Ils veillent aussi à l’implication de la diaspora afin que les Djiboutiens à l'étranger puissent contribuer aux efforts de développement dans leur pays. Lors de la visite de la Directrice générale adjointe, l'OIM Djibouti a signé son premier accord avec la Banque mondiale, s'appuyant sur l'initiative pour élargir les possibilités de mobilité aux jeunes et renforcer leurs perspectives de formation et d'emploi. Sept ans après l'adoption du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, l'OIM a réitéré son appel en faveur d'une coopération internationale soutenue afin de protéger des vies, de renforcer la résilience et de garantir que les migrations profitent à la fois aux migrants et aux communautés d'accueil.
Pour plus d’informations, veuillez consulter le Centre des médias de l’OIM.
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Communiqué de presse
16 juin 2025
Djibouti appuie la protection des enfants migrants grâce à un atelier sur la Détermination de l’Intérêt Supérieur
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Ministère de la Femme et de la Famille (MFF) ont coorganisé, en partenariat avec la Délégation de l’Union européenne (UE) à Djibouti, un atelier sur la Détermination de l’Intérêt Supérieur (DIS) des enfants migrants non accompagnés ou séparés. L’atelier s’est tenu du 9 au 11 juin à Djibouti et a réuni 31 des représentants d’institutions nationales, internationales et de la société civile œuvrant pour la protection de l’enfance. Il s’inscrit dans le cadre du projet "Soutien aux autorités djiboutiennes et aux acteurs non étatiques dans la gestion des flux migratoires mixtes", financé par l’Union européenne à travers le Mécanisme Flexible pour la Migration et le Déplacement Forcé. Selon les données recueillies par l’OIM via la Matrice de Suivi des Déplacements (DTM), environ 500 enfants migrants non accompagnés traversent chaque mois la frontière djiboutienne. Ces enfants sont exposés à des risques accrus de traite, d’exploitation et de séparation familiale prolongée. Face à ces défis, la consolidation du mécanisme DIS est essentielle pour garantir une prise en charge coordonnée, éthique et durable de ces enfants, dans le respect du principe fondamental de l’intérêt supérieur de l’enfant. « Ce mécanisme renforcera également l’efficacité de tous les programmes en cours, notamment le programme d’aide au retour volontaire de l’OIM. En intégrant la Détermination de l’intérêt supérieur dans les processus de retour, nous nous assurons que chaque décision est prise dans le respect des droits de l’enfant, en tenant compte de ses besoins, de ses vulnérabilités et de son intérêt supérieur. Cela permettra d’éviter des retours précipités ou dangereux et de garantir un accompagnement adapté et digne pour chaque enfant », a déclaré Bachard Lamine, Chargé de projet à l’OIM. La Délégation de l’Union européenne à Djibouti salue cette initiative et réaffirme son engagement aux côtés des autorités djiboutiennes pour promouvoir les droits de l’enfant et une gestion humaine des migrations, tout en ayant une approche de l’ensemble du gouvernement mais aussi au niveau de la communauté locale et dans les régions.« L’intérêt supérieur de l’enfant est de nature objective, il ne peut pas reposer sur des attitudes, des points de vue et des opinions subjectifs. Il appartient aux autorités nationales de s'assurer que toutes les garanties de protection pertinentes ont été mises en place pendant les procédures et nous accompagnerons ce processus avec diligence » a déclaré Mrs Eva Maria Estaun, Cheffe de Coopération adjointe de la Délégation de l’Union européenne à Djibouti et auprès de l’IGAD.L’atelier a permis de consolider les compétences des participants sur les procédures de DIS de l’enfant, à travers des modules interactifs, des études de cas, des jeux de rôle et des outils pratiques. Il a également abouti à la définition d’un cadre de fonctionnement structuré, incluant un calendrier annuel de réunions, des canaux de communication clairs et un règlement intérieur actualisé. L’OIM, l’Union européenne et leurs partenaires poursuivront leurs efforts pour soutenir les autorités nationales et locales, soutenir les mécanismes d’identification et d’assistance aux enfants en situation de vulnérabilité, et faire du respect de l’intérêt supérieur de l’enfant une réalité sur le terrain.
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Communiqué de presse
19 janvier 2025
Attribution d’un terrain par le gouvernement djiboutien pour la future Maison commune des Nations Unies à Djibouti
Lors d’une cérémonie officielle tenue aujourd’hui, S.E.M Isman Ibrahim Robleh, Ministre du budget, a remis à M. Jose Barahona, Coordonnateur résident des Nations unies à Djibouti, un arrêté attribuant un terrain de 2,5 hectares situé à Nagad au système des Nations unies dans le but d’y construire la future Maison commune des Nations unies à Djibouti.Cette initiative s’inscrit dans la suite de la signature ce 19 décembre 2024 du nouveau Cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable 2025-2030 entre les Nations unies et la République de Djibouti, démontrant le partenariat renforcé et l’engagement de Djibouti envers les Nations unies et le multilatéralisme. Ce nouveau document cadre, qui reflète les ambitions communes du pays et de l’ONU en matière de développement durable, et s’aligne aux priorités de développement de la Vision 2035 du pays, a été adopté avec la participation de 24 entités onusiennes, contre 12 dans le précédent cadre couvrant la période 2014-2022. La Maison commune des Nations unies, qui réunira les bureaux des entités onusiennes opérant en République de Djibouti, symbolise ainsi l’engagement mutuel à promouvoir l’efficacité, la coordination et l’impact des activités onusiennes dans le pays. Cette infrastructure, qui sera construite sur le terrain, servira de plateforme pour faciliter la mise en œuvre des priorités nationales et des Objectifs de développement durable en collaboration avec le gouvernement, la société civile et les autres partenaires de développement. Lors de la cérémonie, S.E.M Isman Ibrahim Robleh, Ministre du budget, a déclaré :« La décision d’attribuer ce terrain pour la construction de la future Maison Commune des Nations Unies n’est pas seulement un geste symbolique. C’est une expression concrète de notre volonté de renforcer ce partenariat stratégique et durable.Cette cérémonie d’attribution d’un terrain marque un moment historique, non seulement pour Djibouti, mais également pour le système des Nations Unies. Elle incarne notre engagement mutuel envers les idéaux de coopération internationale, de développement durable et de solidarité régionale.En mettant cet espace à disposition, Djibouti réaffirme son rôle de plateforme régionale majeure pour les opérations humanitaires et de développement. Cette initiative s’inscrit également dans notre soutien à la vision des Nations Unies qui vise à promouvoir une action plus intégrée, plus cohérente et plus efficace pour répondre aux besoins des populations locales et régionales. » De son côté, M. Jose Barahona, Coordonnateur résident des Nations unies à Djibouti a exprimé son enthousiasme pour le futur :« La générosité du gouvernement djiboutien est une preuve éloquente de l’importance de notre partenariat et de la volonté de renforcer, aujourd’hui et dans le long-terme, notre coopération stratégique pour soutenir le développement durable dans le pays.Nous sommes convaincus que cette Maison commune des Nations unies jouera un rôle clé dans la réalisation des priorités nationales. Elle offrira un espace propice à une collaboration renforcée et à un soutien accru aux initiatives locales en faveur du développement humain, économique et environnemental. En outre, cette Maison commune a un potentiel de jouer un rôle de « Hub » pour les opérations onusiennes dans la région, renforçant ainsi la position de pôle logistique régional de la République de Djibouti. La construction de cette Maison commune des Nations unies marque une nouvelle étape dans l’histoire des relations entre Djibouti et les Nations unies, consolidant un partenariat fondé sur des valeurs communes et des objectifs partagés en faveur du bien-être des populations djiboutiennes.
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Communiqué de presse
30 mai 2024
Appel à promouvoir une approche orientée vers la réduction des risques en République de Djibouti
Ce jeudi 23 Mai 2024 a été lancé un atelier de restitution du diagnostic de capacité en Réduction des risques de catastrophes (RRC) pour informer la finalisation et la validation de la stratégie Nationale de la République de Djibouti. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire Exécutif chargé de la gestion des risques et des catastrophes, M. Ahmed Mohamed Madar, et M. Jose Barahona, le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies à Djibouti. Lors de la présentation des conclusions préliminaires du diagnostic des systèmes nationaux de réduction des risques de catastrophe, le Secrétaire Exécutif chargé de la gestion des risques et des catastrophes, M. Madar a souligné que la République de Djibouti « est particulièrement vulnérable aux conséquences dramatiques du changement climatique. Les sécheresses récurrentes, les inondations et les pluies diluviennes, l’apparition récente des cyclones dans la sous-région de la Corne d’Afrique démontrent le dérèglement climatique auquel nous sommes soumis de nos jours. » Il a précisé que « cette décision de réaliser un diagnostic des capacités du pays en matière de réduction des risques de catastrophes, traduit une réelle volonté politique de notre Président de la République, Son Excellence Monsieur ISMAIL OMAR GUELLEH à renforcer la résilience des populations en réduisant les répercussions négatives des catastrophes. » Il a également noté que le renforcement de la capacités nationales pour la réduction des risques de catastrophe représente une priorité pour le pays. Le diagnostic du système de réduction des risques de catastrophe au niveau national et local a été soutenu par le système des Nations Unies a travers la mobilisation d’experts pour réaliser la mission CADRI (Initiative pour le renforcement des capacités en matière de réduction des risques et des catastrophes), une initiative des Nations Unies et des systèmes intergouvernementaux qui regroupe 20 institutions œuvrant pour la RRC. (Lisez le news blog de la mission CADRI à Djibouti ici)Les conclusions et recommandations ont été le fruit de consultations avec 22 institutions centrales, 39 institutions locales, 3 organisations de la société civile et 16 partenaires multi et bilatéraux. Les autorités locales ont également été consultées dans les régions d’Ali Sabieh, de Dikhil, d’Arta, de Tadjourah et d’Obock afin d’évaluer le niveau des capacités de réduction des risques de catastrophe locaux. Le diagnostic des capacités a été un effort conjoint entre le gouvernement et l'Équipe de pays des Nations Unies. Le Ministère de l’Intérieur a mobilisé cinq experts gouvernementaux dans les ministères sectoriels pour diriger et soutenir le processus de diagnostic sur une période de deux semaines. Le processus a été soutenu par une équipe pluridisciplinaire de quatre experts internationaux de l’initiative CADRI et de 11 experts issus des diverses entités de l'équipe-pays des Nations Unies en République de Djibouti.M. Hervens Silmé, expert de l’IOM et facilitateur du partenariat CADRI qui a dirigé la mission a souligné l'importance de « changer de paradigme en passant d'une approche axée sur la réponse à une approche axée sur la réduction des risques au sein des secteurs prioritaires et une meilleure coordination entre les différents acteurs intervenant dans la réduction des risques de catastrophe dans le pays ». Il a également insisté sur la nécessité de « renforcer la coordination des efforts de réduction des risques de catastrophe à tous les niveaux pour accroître l'efficacité ». Le rapport des conclusions préliminaires de la mission et les recommandations initiales ont été présentés au gouvernement et un rapport sera soumis au gouvernement au courant le prochain trimestre pour leur validation et afin de permettre que les recommandations convenues puisse informer les documents de politique nationaux et le Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable 2025-2030.M. Jose Barahona, le Coordonnateur résident des Nations Unies à Djibouti Bureau du Coordonnateur Résident des Nations Unies) a quant à lui souligne que les conclusions et recommandations de la mission guideront les interventions des entités des Nations Unies et soutiendront les efforts du gouvernement pour progresser dans l'agenda de réduction des risques de catastrophe dans le pays. « Notre obligation c’est d’être prêts, d’avoir des mécanismes de prévention et d’investir afin de pouvoir aviser la population avant les catastrophes. » Il a insisté sur l’importance d’une coordination efficace et efficiente entre tous les acteurs nationaux et internationaux. Vidéo de l'ouverture de l'atelier et discours : Regardez les entretiens avec les experts ayant participé à la mission CADRI : Pour en apprendre plus sur le Partenariat CADRI / To learn more about the CADRI Partnership :
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Communiqué de presse
24 avril 2024
LE JAPON APPORTE UN NOUVEAU FINANCEMENT POUR L’ASSISTANCE ALIMENTAIRE ET NUTRITIONNELLE DES COMMUNAUTES LES PLUS VULNERABLES A DJIBOUTI
Le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM) a reçu un financement à hauteur de 1,5 million de dollars américains, soit 265,5 millions de francs djiboutiens (DJF) de la part du Gouvernement du Japon pour des projets relatifs à la sécurité alimentaire à Djibouti. Ce financement permettra au PAM de fournir une assistance alimentaire et nutritionnelle à environ 22.300 personnes en situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le pays.La Corne de l’Afrique est la région la plus exposée aux chocs climatiques en Afrique, et Djibouti est particulièrement touché par les aléas climatiques, surtout la sècheresse qui vulnérabilise fortement environ 25 pour cent de sa population. La situation a été exacerbée ces derniers mois par la crise de la mer Rouge, qui a engendré une augmentation des prix des produits de première nécessité et une baisse de la disponibilité de vivres sur le marché intérieur.Grâce à ce soutien du Gouvernement et du peuple Japonais, les communautés vulnérables des cinq régions de l’intérieur du pays bénéficieront d’une assistance alimentaire pendant trois mois, au cours de la période de soudure de juin à septembre. Le PAM travaillera très étroitement avec le gouvernement de Djibouti pour assurer une bonne mise en œuvre de cette assistance.En plus de l’assistance alimentaire, ce financement permettra aussi au PAM de travailler avec le ministère de la Santé pour apporter pendant six mois une supplémentation nutritionnelle à environ 6.000 enfants âgés de moins de cinq ans et femmes enceintes et allaitantes souffrant de malnutrition aiguë modérée.« La sécurité humaine, qui vise à protéger chaque individu et à garantir une vie digne pour tous, est l’un des grands principes de la coopération au développement du Japon. Le gouvernement du Japon, désireux de soutenir les efforts incessants du gouvernement de Djibouti, fournit une assistance alimentaire et nutritionnelle aux communautés vulnérables à travers le PAM. Cette aide contribuerait à atténuer les difficultés des Djiboutiens, notamment celles des femmes et des enfants en situation vulnérable. Le Japon continuera à accompagner Djibouti, en solidarité avec le peuple djiboutien, » a déclaré Son Excellence Monsieur Keiichi Hara, Ambassadeur du Japon à Djibouti.« La malnutrition reste une menace pour le capital humain du pays. Le Japon est l’un des partenaires clés du PAM à Djibouti. Nous tenons à remercier le Gouvernement et le Peuple Japonais pour leur engagement continu en faveur de la lutte contre l’insécurité alimentaire dans le pays, » dit Mary Njoroge, Directrice Pays et Représentante du PAM à Djibouti.Selon les dernières évaluations sur la sécurité alimentaire, environ 285.000 personnes, soit 25 pour cent de la population à Djibouti font face à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire et nutritionnelle. En 2023, le PAM a assisté environ 126.000 personnes grâce au partenariat avec les autorités gouvernementales. Le PAM s’engage à continuer sa bonne collaboration avec le gouvernement pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durables (ODD), notamment l’objectif numéro 2 qui vise l’élimination de la faim d’ici 2030. Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies est le plus grand organisme humanitaire au monde, il sauve des vies en situations d'urgence et utilise l'assistance alimentaire pour ouvrir une voie vers la paix, la stabilité et la prospérité au profit de ceux qui se relèvent d'un conflit ou d'une catastrophe ou subissent les effets du changement climatique. Suivez-nous sur :X (ex Twitter) : @wfp_media, @mnjoroge2011, @wfp_fr, @wfp_Africa / @amb_japon_djMeta (ex Facebook) : https://www.facebook.com/dj.emb.japanPour en savoir plus, contactez :Esther OUOBA, WFP/Djibouti, Mob. +253 77 65 70 37; esther.ouoba@wfp.orgTakumi SAITO, Ambassade du Japon à Djibouti, +253 21 35 49 81; takumi.saito-2@mofa.go.jp
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Communiqué de presse
20 décembre 2023
Coopération décentralisée et échanges sud-sud : le PNUD organise une visite d’échanges entre élus locaux djiboutiens au Cameroun
Cette mission est soutenue par le PNUD qui met au centre de son appui la question du renforcement des capacités et l’amélioration des pratiques dans le cadre de son soutien aux collectivités territoriale. La mission a bénéficié de l’appui logistique et organisationnel du bureau pays de PNUD au Cameroun.
La république de Djibouti, comme de nombreux pays en développement, fait face à des défis majeurs en termes de gestions de déchets. Plusieurs solutions sont en cours de mises en œuvre dans le pays. Cette mission d’échanges vise deux principaux objectifs : le Partage d’expériences sur le processus de décentralisation au Cameroun et notamment le rôle des collectivités dans la gestion des déchets, et également, le renforcement de la coopération sud-sud. Ceci, en vue de les renforcer et permettre aux autorités locales qui ont un rôle important à jouer dans la gestion des déchets de pouvoir accomplir leur mission de façon plus efficace
En plus de la problématique spécifiques des déchets, les échanges prévus avec les collectivités territoriales du Cameroun notamment la mairie centrale de Yaoundé, le bureau des Communes et Villes unies du Cameroun, ministère en chargé de le décentralisation le Conseil Régional de Bafoussam dans l’ouest du Cameroun, le Maire de la Ville de Dschang mais également les partenaires impliqués dans le financement des Collectivités FEICOM, les partenaires de collecte et gestion des déchets HYSACAM seront visités.
Ces visites incluront des échanges sur les réformes en matière de décentralisation, de transfert de compétences, de financement du développement local, ainsi que des rencontres avec des acteurs locaux et des visites de sites notamment dans la région de Bafoussam et la Commune de Dschang.
Le partage d'expériences et de bonnes pratiques mutuelles , les enseignements tirés des défis, le renforcement des partenariats Sud-Sud restent la quintessence de cet voyage d’échanges car en fins de compte, la proximité et l’efficacité du développement locale sont des moyens nécessaires pour fournir des services publiques plus proches des besoins des populations et la République de Djibouti y est fermement engagée.
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