Renforcement de l’entrepreneuriat des jeunes à Djibouti : formation et financement pour l’innovation
Jeunes entrepreneur(e)s à Djibouti : 50 formés, 10 projets reçoivent un financement pour innover
Du 14 au 30 décembre 2025, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le Ministère du Travail chargé de la formalisation et de la protection sociale à travers l’Institut National de l’Administration Publique (INAP) ont formé 50 jeunes Djiboutiens et Djiboutiennes à l’entreprenariat à Djibouti-ville.
À l’issue de cette formation, dix projets ont été sélectionnés et ont bénéficié d’un financement initial afin de permettre à leurs porteurs de lancer leurs activités.
La formation s’est inscrite dans le cadre du programme “Amélioration de la gestion régionale des migrations (BRMM)”, financé par le Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement du Royaume-Uni (FCDO), et mise en œuvre par l’OIM à Djibouti. L’initiative fait partie d’une dynamique régionale visant à promouvoir une migration de main-d’œuvre sûre, ordonnée et humaine dans l’Est et la Corne de l’Afrique.
La formation s’est inscrite dans le cadre du programme “Amélioration de la gestion régionale des migrations (BRMM)”, financé par le Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement du Royaume-Uni (FCDO), et mise en œuvre par l’OIM à Djibouti. L’initiative fait partie d’une dynamique régionale visant à promouvoir une migration de main-d’œuvre sûre, ordonnée et humaine dans l’Est et la Corne de l’Afrique.
Dans le cadre de ses efforts pour stimuler le développement des compétences dans la région, l’OIM a lancé en 2024 des incubateurs de projets pour les jeunes au Kenya et en Ouganda. Ces initiatives ont permis aux jeunes de présenter des idées d’entreprise et de bénéficier de subventions pour démarrer leurs activités. Fort de ce succès, l’initiative poursuit cette dynamique dans six autres pays dont Djibouti, le Burundi, l’Éthiopie, le Kenya, le Rwanda et le Soudan du Sud.
A Djibouti, une première formation avait déjà été organisée en 2024 dans plusieurs régions : à Arta, Ali-Sabieh, Dikhil, Obock, Tadjourah, et Djibouti-ville. A l’issue de cette formation, plusieurs jeunes avaient obtenu un financement de démarrage après avoir présenté leur projet devant un jury.
Chouaib, un bénéficiaire de l’initiative l’an dernier qui travaille dans la construction, témoigne : « J’ai commencé avec 15 échafaudages, aujourd’hui, mon entreprise en compte plus de 200, et emploie 3 personnes. Mon conseil : faites-vous un nom sur le marché avant tout.»
En décembre 2025, 50 jeunes ont été sélectionnés parmi les 200 candidats pour suivre cette formation à l’entreprenariat. Si la majorité d’entre eux sont titulaires de licences ou de masters, ils sont aussi beaucoup à s’être lancé après le baccalauréat. Répartis en deux cohortes, ils ont bénéficié d’un programme de 13 modules axé sur la création de plans d’affaires, la présentation de projets, ou encore le pitch entrepreneurial.
« La séléction n’était pas simple, les idées de projets étaient toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Nous n’avons pas nécessairement sélectionné les meilleurs, mais les plus réalistes et réalisables au regard du financement disponible, et du contexte djiboutien, » a commenté M. Abdourahman Yacin, l’un des formateurs.
Les projets retenus reflètent la diversité et la créativité de la jeunesse djiboutienne, et couvrent des domaines aussi variés que la santé, l’art, la construction, l’enseignement, les services, ou l’innovation.
« Kinésithérapeute, je suis venue défendre un projet qui sort de l’ordinaire et qui apportera une réelle valeur ajoutée à Djibouti. Je me sens chanceuse que mon projet ait été retenu, et qu’il bénéficie d’un financement pour son lancement, » confie Saredo Ali, lauréate.
Mohamed, un autre participant, passionné d’art, partage : « L’art est pour moi un langage silencieux qui exprime l’émotion, la paix et l’identité. Ce qui m’a poussé vers l’art, c’est le besoin de créer, de transmettre, et de montrer que l’art peut être un métier et un chemin vers soi. Il m’aide à exprimer ce que je ne peux pas dire avec des mots. »
Après deux semaines de formation, les jeunes participants sont désormais prêts à créer et gérer leur entreprise. Ils ont également été capables de présenter leurs projets respectifs dans le cadre d’une compétition. Dix lauréats — dont six filles et quatre garçons — ont chacun bénéficié d’un financement initial de 2 500 USD, soit 442 500 Fdj par projet, pour lancer leur activité à Djibouti-ville.
L’Institut National de l’Administration Publique (INAP) a dispensé la formation cette année, en collaboration avec l’OIM pour renforcer les compétences entrepreneuriales des jeunes Djiboutiens. Ce partenariat illustre l’engagement commun, du gouvernement djiboutien et de l’OIM, à promouvoir l’emploi et l’innovation de la jeunesse.
Désormais, la priorité sera d’assurer la pérennité de ces initiatives valorisant la créativité et l’innovation des jeunes. « Notre objectif est de mobiliser de nouveaux financements pour soutenir les jeunes dont les projets n’auront pas été retenus à ce stade, » nous explique M. Charmarké Idriss Ali, directeur de l’Institut National de l’Administration publique (INAP).